‹ Fabrication des étoffes: Études sur les arts textiles à l'ExpositionChapitre 25 sur 49 · MATÉRIEL DES L4INAGES DRAPÉS · texte numérisé non relu

MATÉRIEL DES L4INAGES DRAPÉS

La nomenclature précédemment donnée des opérations qui

concourent aux apprêts des lainages foulés et garnis, peut faire pressentir la complication et l'importance de l'outillage de cette spécialité. Cependant nous n'aurons que quelques considérations de détail à présenter à ce sujet. Le Traité du travail des laines^ publié quelques mois à peine avant l'ouverture de'

l'Exposition, ayant signalé le plus grand nombre des perfectionnements qui ont figuré au concours du Champ de Mars, une revue succincte de quelques points qui n'ont peut-être pas été' assez signalés précédemment suffiront pour mettre le lecteur au courant de la situation technique exacte de cette partie spéciale.

§ t. — Maehines ft feutrer, à fouler, et A apprêter les produits

de la ehapellerle, et de la draperie.

Les machines variées de cette catégorie étaient le plus complètement représentées à l'Exposition ; elles figuraient dans les sections française, belge et prussienne. Elles ne se distinguent que par des perfectionnements de détails sans grande importance. Les ingénieux appareils à bâtir et à feutrer les chapeaux, les foulons cylindriques pour la draperie sont restés à peu près ce qu'ils étaient aux dernières expositions universelles.

Les machines à lainer ou à garnir les étoffes de toutes espèces ont été modifiées en vue d'augmenter la production avec un personnel réduit. Les divers systèmes de^lainerie à plusieurs contacts se sont multipliés et permettent de donner à l'étoffe une régularité de tension indispensable à l'uniformité de l'apprêt. Les laineuses à chardons métalliques, imaginées pour supprimer l'emploi du chardon végétal, contribuent' aujourd'hui au garnissage d'un certain nombre d'articles. Elles ont été l'objet de nouveaux perfectionnements de la part de M. Nos, d'Argence. (Voir la description de sa laineuse-velouteuse qui donne à la fois le garnissage et l'apprêt velouté ^)

^ Voir te Ttaitè du trumil deê Uiinfis, pour la description de ces divers appareils.

MAHÊRISL DES LAINAGES DRAPÉS. 3f 1

§ t. — Maehiiies A lalner on A gamlF A plusieurs eoni»ets.

Sans revenir sur les descriptions détaillées données ailleurs sur les principes de l'opération du lainage et des dispositions presque exclusivement en usage dans ces dernières années, rappelons en quelques mots les progrès réalisés successivement dans cette opération. Il y a un demi-siècle, on voyait encore exécuter les lainages h la main, conformément à la pratique d'une longue suite de siècles. L'appareil consistait dans des chardons naturels appliqués contre une surface plane terminée par un manche.

L'ouvrier, muni de cette espèce de brosse, la promenait de haut en bas de la pièce disposée sur une table inclinée, afin d'extraire le duvet du tissu et de Ten garnir. Le laineur opérait par partie delà largeur de l'appareil à chardons. L'étoffe nécessitait, par conséquent, plusieurs courses de haut en bas, et le nombre réitéré de ces actions variait en raison de la qualité du produit et du fini auquel visait l'apprêt.

 cette pratique lente, coûteuse et souvent imparfaite, est venu se substituer le travail automatique et continu de la machine à lainer. Celle-ci était formée, à son origine et jusqu'à ces derniers temps, d'un tambour principal garni de chardons sur sa circonférence. Ce tambour, animé d'une rotation continue autour de son axe, marche au contact de la pièce à apprêter, qui chemine de bas en haut en se rendant dlun cylindre inférieur sur un second placé à la partie supérieure de la machine. Une fois toute la pièce passée du premier au second récepteur, on la fait revenir sur elle-même pour recommencer une nouvelle passe, le travail ayant lieu par une série de passages exécutés à diverses périodes des transformations. La manière d'opérer dont nous venons de parler avait plusieurs incon-

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vénients : 1** la tension, et, par conséquent, Faction des chardons variait avec les changements de diamètre des rouleaux, formés

par Tepaisseur du tissu ; 2° il fallait deux hommes^ un de chaque côté de la lisière, pour maintenir Tétoffe d'une façon régulière sur sa largeur ; 3** le résultat, quoique infiniment plus économique.et plus parfait que^célui.de la main, ne se produisant que sur une partie de la pièce à la fois,- était moins avantageux que celui obtenu aux machines à plusieurs contacts imaginées depuis.vDahs ces. dernières,' on s'est ingénié à faire disparaître les divers: inconvénients. dont nous venons de parler.' Et une fois rirapulsiori donnée aux progrès .dans cette direction, on a varié ,et;êtenduî.les moyens, d'action: d'une même machine. On est ainsi arrivé à construire des laineries automatiques à actions

-inuttiples, , travaillant • les : étoffes sur • un • plus * ou' moins grand nombre de:points simultanément; on fait des machines à deux', à quatre, et à six contacts à la' fois; produisant, .par conséquent, j usqu'àisix: fois, plus que le premier jsystème automatique. , ^^ Les:figures 1, 2 et 3,: planche. XXVIII; représentent4es dispositions élémentaires de ces.: sortes de .machines Y la- première est à deux, la seconde à; quatre; et la troisième* à'six'contacts. * MJne ou plusieurs; pièces d'étoffes. E sont cousues bout à bout,

^ .pour, former la .chaîne. sans fin et cheminer.^ d'une' façon continue en contact des circonférences des cylindres T,1T, garnies de chardons naturels montés comme.à.rordinaire. La pièce, après s'être élargie et tendue sur une traverse carrée, passe entre un premier cylindre r, va s'embarrer sur une série 'de tiges •transversales, pour passer autour d'un second cylindre' r' et c'. .Ces cylindres, dont les axes. sont placés de manière à les faire monter pu descendre, permettent de faire' varier la tension en raison, de l'épaisseur du tissu. Du cylindre c\ le tissu monte sur

. Je rouiea^r d, d'où il se rend au contact du premier tambour laineur T. Ce point de départ est identique dans les trois dis- .positions. Mais en comparant les trois tracés, on remarque qu'à

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