‹ Fabrication des étoffes: Études sur les arts textiles à l'ExpositionChapitre 26 sur 49 · MATÉR1EL:1>£S. LAINAGES DRAPÉS · texte numérisé non relu

MATÉR1EL:1>£S. LAINAGES DRAPÉS

partir de ce premier. contact la.dîtectîbn.deja.pièce est ;inàiatenue par des rouleaux de tension^combiriés.de^telle façon: sous les cylindres à chardons T qù-ori^peût'îobtenirîà-yolo.nte.deux, quatre ou six contacts. Le mode inférieur de tension seulement est modifié; le système de livraison reste le même à la sortie et à l'entrée des machines. On. remarque que la tension n'est plus influencée par des changements de diamètre pendant le travail , la pièce cheminant ^ sous • la forme d'une nappe sans fin, en se. rendant sur, le plancher courbe P. La forme des plis lui est donnée par. un. plieur ordinaire, dont ce genre de machines est. en général muni. Quant à .la tension régulière dans le sens des lisières/ elle a; lieu: également «.sans le secours de l'ouvrier,- au moyen d'un rouleau tendeur, à.parties extensibles, et déjà décrit ;avec tous les autres- détails dans les ouvrages précités sur le travail des laines.

i; § S. — Ibiehlnes à onduler et à flriaer.

\ ' Le principe de ces machines; utilisé pendant le dernier siècle, avait été presque complètement abandonné: Repris depuis une quinzaine d'années, il a reçu un certain nombre de modifications qui portent, les unes sur les surfaces frottantes, les autres sur les transmissions de mouvements. L'Exposition a présenté plusieurs types différents, parmi lesquels on a remarqué entre autres une machine prussienne ; un léger changement' dans le réglage fait varier l'excentricité de la table de friction, afin d'obtenir à volonté des effets ondulés, frisés, marbrés, rayés, etc. (Voir le Traité des laines,)

Les tondeuses automatiques ^ déjà si perfectionnées, sont construites avec un soin toujours plus grand; la maison Thomas, de Berlin, augmente les avantages du système longitudinal en doublant sur lé même bâti le nombre des appareils tondeurs, d'après la disposition indiquée dans l'atlas de l'ouvrage précité.

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MM. Debial et G% de Verviers, ont consacré de nombreuses recherches à la fabrication des lames tondeuses ; leurs produits démontrent la qualité et la régularité de la trempe obtenue sur les épaisseurs variables.

Les appareils à ramer et à sécher les draps sont devenus depuis quelques années des machines simples et faciles à conduire ; ils ont remplacé par une opération automatique un travail manuel incommode et coûteux. Des divers systèmes de rameuses, le plus nouveau a figuré dans l'intéressante exposition de rinventeur, M. Tulpin aîné, de Rouen. Rappelons en quelques mots le principe de cette machine également décrite avec figures dans Touvrage sur les laines.

L'appareil se compose essentiellement d'un tambour de quatre mètres de diamètre, formé de douze plaques creuses en tôle. Chacun de ces segments est chauffé par un tuyau de vapeur distinct et pourvu d'un tuyau d'échappement pour l'eau de condensation, de façon à établir, par ^intermédiaire de Taxe en fonte cloisonné en deux parties égales, une circulation constante et régulière. Le tissu, fixé à l'entrée de la machine par les deux personnes chargées de la surveillance, s'enroule et se tend simultanément en longueur et en largeur à mesure que le tambour tourne el livre une nouvelle longueur séchée. Cette rameuse a le double avantage de nécessiter relativement peu d'emplacement et de consommer une faible quantité de Vapeur, en raison même de la disposition du chauffage* Elle présente, «n outre, comme les appareils des autres systèmes, une continuité de travail et une rapidité d'action qui répondent aux exigences nouvelles de l'industrie.

§ 4. -» Appareils ft presser» ft lustrer et A déeatir.

Lorsqu'il s'agit d'apprêter l'étoffe pour lui donner du brillant, on la soumet à une pression considérable au contact

MATÉRIEL DES LÂINAQES DRAPÉS. 3i5

de cartons ou cartes minces, lisses et chauffées. La presse hydraulique est aujourd'hui généralement en usage pour obtenir Taction considérable nécessaire à cet effet. Des plis dont la surface égale celle des entre--colonnes de la presse, sont formés avec la pièce, un carton lisse est inséré entre chaque pli, et une planche en bois d'une certaine épaisseur est placée entre deux plaques en foiite très-chaûdes ; puis on recommence une nouvelle disposition semblable pour une seconde pièce, et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la hauteur entre les jumelles de la presse soit garnie. L'interposition de Tais en bois chauffé par les plaques métalliques à une température élevée propage la chaleur dans toute la masse, et c'est sous l'influence de cette température que la pression s'exerce. Pour chauffer les plaques, on se sert en général d'espèces de fours. Le chauffage a lieu à feu nu. Cependant depuis longtemps déjà on avait proposé des plaques creuses avec introduction de vapeur. Quoique ces derniers appareils se soient peu propagés, et précisément pour ce motif, ils méritent d'être signalés tels qu'ils ont figuré à l'Exposition. Ce chauffage à la vapeurdesplaques a été également appliqué aux tables à décatir pour exposer les tissus à la vapeur libre. La figure 4, pi. XXVIII, montre cette dernière disposition. Les plaques creuses percées de petits trous sont coulissées dans les montants Ë G. La vapeur leur arrive par un tuyau vertical garni de robinets d'introduction R, R, R, de même que des robinets d'échappement R, H', R* laissent écouler la vapeur condensée.

Une fois les pièces placées entre ces tables, elles sont recouvertes par le chapeau H suspendu à la chaîne ou à la corde d'un treuil,,manœuvré par la manivelle M. L'opération ne présente par conséquent aucune particularité ; c'est celle bien connue du décatissage, avec une disposition mieux appropriée à la manœuvre.

Quant à la façon d'opérer à la presse hydraulique, la disposition

des figures S et 6 indique les apparences de la presse avec ses plaques et le tissu avant et après une opération. Celle-ci, manœuvrée par le levier L agissant sur le piston P, envoie 1 -eau au piston dans son corps de pompe C ; ces communications ont lieu par le petit tuyau t. La figure 5 suppose la presse après Taction du piston et le retour à sa position initiale. La figure 6 indique le moment oîi le piston va commencer à presser.

Quant aux pièces, elles ne diffèrent que dans le mode de chauffage ; les plaques p p sont des rectangles creux d'une certaine épaisseur, recevant dans leur intérieur des tubes alimentés de vapeur par d'autres qui y communiquent au moyen de robinets r r, correspondant à chaque plaque par des petits tubes b b. La vapeur arrive du générateur par un tuyau principal V. Les tuyaux et robinets r' servent à Téhappement. La vapeur qui s'échappe peut se rendre dans une seconde presse par le tuyau E avant de se condenser^ Lorsque'la.vapeur a ainsi cheminé et s'est condensée, son eau de .condensation s'échappe par le tuyau placé au bas de la colonne G. Chacune des plaques p est

montée et peut glisser en coulissant dans les montants ou colonnes N' N" N"^ N"''. Il faut nécessairement que l'assemblage des plaques p avec les tuyaux de vapeur se prête à ce déplacement. Les tuyaux d'alimentation ont à cet effet une disposition spéciale indiquée en c?, qui leur permet de se rallonger et de se raccourcir par leur extrémité h ; celle-ci peut avancer ou reculer plus ou moins, suivant que les. plaques descendent ou montent. Les positions que prennent alors ces joints mobiles sont données figures 5 et 6 ; on voit dans la première l'inclinaison des tiges par suite du rapprochement des plateaux qui viennent d'être pressés ; dans la seconde, les choses sont représentées après que la presse a été remplie et au moment oti l'action va commencer par la manœuvre du piston 0, résultant de l'injection de l'eau de la pompe P par le levier L. A ce moment, on a décroché les chaînes des plateaux; on les voit ramassées au haut de la

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presse. Lorsqu'il s'agit de les faire revenir de leur position, figure S, à celle figure 6, c'est-à-dire de les abaisser pour commencer l'opération, on y fixe les chaînes et on la manœuvre par le treuil a, qui n'offre d'ailleurs rien de particulier ; sur l'arbre de ce treuil se trouve la transmission de ces chaînes. M. Lobias, apprêteur à Paris, a apporté • quelques modifications heu-, reuses à ce système ^ans l'appareil qui a figuré à l'Exposition. Au lieu des distributions partielles et isolées de la vapeur par autant de robinets qu^il y" a de plateaux, il alimente simultanément tous ceux-ci par l'arrivée de la vapeur dans un plateau creux placé à la partie inférieure, directement au-dessus de la tête du piston. Cette plaque communique par un tuyau général à toutes celles disposées au-dessus ; cela simplifie beaucoup l'appareil. Il a aussi allégé le poids des plaques de manière à pouvoir les sortir pour les garnir ; de la pièce à traiter, et à pouvoir les rentrer sans difficulté. Ces modifications avantageuses pourront contribuer à faire propager un systèpie rationner et connu depuis longtemps, mais qui n'a pu se généraliser jusqu'ici à cause de certaines complications auxquelles M. Lobias paraît avoir remédié.

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