ITALIE
Fils et tissus de coton 696,000 fr. 58,000,000 fr.
— de lin et de chanvre.. 26,219,000 26,000,000
— de laine 4,160,000 84,000,000
— de soies et soieries. . . 149,000,000 169.000,000
Totaux 1 80,075,000 fr. 337,000,000 fr.
Rappelons que les chiffres de ce tableau ne concernent que
35d LIVRE lî. DU MATiÈRtEL.
les produits des fils ou des tissus ayant subi des transformations manufacturières plus ou moins importantes. Le mouvement concernant Timportation et Texportàtion des matières premières à Tétat de filaments ayant été indiqué précédemment, il est évident que si Ton confondait les transactions spéciales et les pi'bductions agricoles avec celles des produits, les résultats seraient autres. Des contrées comme la Russie, par exemple, dont les exportations et les importations se balancent à peu près sous le rapport des articles manufacturés, auraient une exportation notablement prépondérante, si Tori ajoutait les lins et les laines que cette nation vend à l'étranger, iChacun pourra d'ailleurs se rendre compte, au moyen des indications du paragraphe 7, des modifications qui résulteraient du mélange des substances élémentaires aux prodiiits consignés dans le tableau précédent. Ce tableau met bien en évidence le degré de puissance industrielle des diverses principale^ nations qui ont pris part à la dernière Exposition.
Prise en masse, la production anglaise dépasse de beaucoup, près (iu double, celle de la France, qui la suit de plus près, 4536 000 000 contre 2 350000 pour notre industrie. C'est surtout l'immense développement du travail du coton en Angleterre qui constitue l'écart considérable entre sa production et celle des autres nations. Si l'on fait abstraction des cotonnades, les résultats sont presque les mêmes pour les deux principaux pays, la France et l'Angleterre, tl est cependant digne de remarque que l'industrie lainière, qui naguère encore avait une importance à peu près égale dans le Royaume-Uni et chez nous, a pris un développement énorme chez nos voisins. Nous avons déjà eu l'occasion de faire ressortir, à ce sujet, l'influence de l'emploi des déchets de laine provenant de l'effilochage des chiffons. L'usage de cette matière inférieure à bas prix, ainsi que le grand nombre d'articles forts et épais en chaîne coton, tramés laines, fabriqués sur une très-grande
RENSEIGNEIÛENTS STATISTIQUES. 3S1
échelle dans le Royaume-Uni, ont contribué à grossir le chiffre des affaires de cette spécialité.
Pour les soieries, malgré la crise et la nécessité qui force notre industrie à s'approvisionner en grandie partie sur les marchés étrangers, et surtout de TAngleterre, la France conserve^ . sôus tous les rapports, une grande supériorité, mise en évidence par une production doillDle de celle de nos voisins.
Si, malgré les épreuves fâcheuses traversées par cette belle ^ industrie, la France y conserve le premier rang, elle pourra, au retour d'une situation normale, avec quelques nouveaux efforts et des progrès possibles, sur lesquels nous avons déjà insisté, acquérir chez nous une importance analogue à celle du travail du coton en Angleterre.
Pour se faire une idée nette de l'importance relative de la production et de la consommation de ctiàque contrée, il ifaut les répartir en raison (le leurs populations. Pour déterminer là production absolue par année et par individu, il a suffi de diviser les chiffres du tableau précédent par la population qu'ils concernent. La consommation par tête a été obtenue en soustrayant de la production totale bu en y ajoutant, pour chaque coniréei la différence entre l'importation et l'exportation, et en divisant le résultat ainsi obtenu par la population. La comparaison de ces résultats consignés dans le tableau suivant donne les rapports des puissances productrices de diverses nations sous l'apparence la plus simjJe et la plus saisissante.^
Tableau de la produellon et de la eonsommatlon annuelle
par eonCrée et par Individa.
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