‹ Fabrication des étoffes: Études sur les arts textiles à l'ExpositionChapitre 8 sur 49 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Les fils simples sont, destinés au tissage, et leurs caractères distinctifs ne résultent que de la nature des substances dont ils sont formés. On ne peut, en effet, confondre à l'inspection les fils de coton, de laine, de lin, de soie, etc.; chacun d'eux a une apparence propre qu'il tient de la constitution spéciale de la matière première et des moyens particuliers que le travail a rendus nécessaires. Ces moyens tendent tous au même but : à la perfection qui se constate par la régularité, la ténacité, la ténuité, l'élasticité et le prix de revient des produits. Plus les caractères sont manifestes et prononcés et moins il -en aura coûté pour les obtenir, et plus on aura approché du but. Mais comme ce but identique est plus ou moins facile à atteindre.

en raison des caractères des filaments élémentaires et du degré de progrès de la spécialité, il est nécessaire d'examiner séparément chaque espèce de fils simples, tels que TË^^osition nous les offre.

§ !• — Fils simples de eoton.

Pendant longtemps, la plus grande difficulté de la filature du coton consistait dans Fexécution automatique des fils fins dépassant ]e numéro 150, ou 300 kilométrique au kilogramme. L'Angleterre, la première, était parvenue à livrer couramment au commerce des titres bien plus élevés, destinés aux belles mousselines de Tarare, ou employés, après doublage et retordage, dans la fabrication des tulles de Nottingham, de Calais et de Saint - Pierre. Depuis longtemps, l'industrie française n'a plus rien à envier aux filatures de l'Angleterre. Dès le premier concours international de 1881, la France avait exposé des fils n° 600 titrage coton, ou 1200 kilométrique au kilogramme. C'était évidemment un tour de force; aussi, trois filateurs seulement, un Anglais et deux Français, envoyèrent-ils de semblables produits. L'Exposition actuelle renferme un échantillon du numéro 700, dans une vitrine de Tarare. Cette augmentation de vingt-cinq lieues au kilogramme, sur les résultats les plus avancés de 18S1, n'est cependant pas encore le fait le plus remarquable. Les caractères de solidité de ce fil extrafin, la facilité relative qu'il présente aux transformations, si l'on en juge par les fils dévidée et l'étoffe tissée, témoignent d'un progrès tel, qu'on pourrait considérer la production de ces résultats e?cceptionnels comme du domaine de l'industrie courante. Mais les industriels fabriquent ces produits plutôt pour démohtrer leur habileté et la propriété de la matière, que dans l'espoir de développer la consommation de pareils articles. Le maximum des finesses usuelles dépasse rare-

ALGAN. — Arts iexMes, 2

18 LIVRE lé PRODUITS I>m ARTS TEXTILES.

ment le numéro SOO. Les vitriaes de certains filateurs contiennent une série de numéros pour chaîne et trame, du numéro 80 au numéro SOO. Cette échelle satisfait à toutes les e&igences du travail dans les produits fins. Les fils à bas prix sont, de leur côté, l'objet de nombreuses expositions significatives. Plusieurs industriels ont envoyé une série complète, depuis le numéro 4 jusqu'au numéro 120, avec indication de la matière de chaque échantillon . Ces fils sont parfois formés d'un mélange de cotons d'origines différentes. Pour les bas numéros, on emploie les déchets de k filature; pour les titres plus élevés, jusqu'aux numéros 27/28 chaîne, 36/38 trame, on mélange les déchets au coton inférieur de l'Inde ; à partir de ces numéros couramment appliqués à la masse des calicots, on n'emploie guère qu'un tierâ de coton indien et deux tiers de louisiane ordinaire, A mesuré que la finesse des fils augmente, la proportion des cotons supé^ rieurs domine. Pour les numéros 31/32 chaîne, et 4S à SI trame, par exemple, le coton préféré est celui de la Louisiane pour les trois quarts et un quart jumel d'Egypte. Nous donnons ces indications sommaires, qui sont loin d'être absolues, uniquement pour démontrer la marche du progrès. L'appréciation des caractères de la matière première et de ses mélanges devient, en présence des nouvelles variétés, une connaissance essentielle. La combinaison économique de cotons de divers prix, pour former une moyenne avanta^use, pourrait être plus nuisible que profitable, si l'on travaillait ensemble des fibres de caractères et de propriétés trop différentes. Aussi n'est-il pas rare de voir des fils du même titre, et également bons, obtenus avec des matières premières distinctes. Certains industriels sont parvenus à employer seulement du coton de l'Inde, là où d'autres les mélangent à des filaments de l'Amérique ; d'autres varient les proportions des mélanges; d'autres enfin préfèrent des filaments supérieurs, afin de faciliter le travail et de trouver une compensation dans les frais de façon. Il y a 1^

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toute une étude, qui a toujours été le point de départ du succès «n filature, mais qui a pris une importance nouvelle depuis la crise cotonnière, ainsi que nous avons cherché à le faire comprendre ^ Les expo^nts, en insistant pour la plupart sur la iX)mposition des produits, ont démontré l'intérêt qui s'attache h cette question.

Quoique tous les fils simples de même nature paraissent se ressembler, iU possèdent des caractères tranchés, provenant surtout d'une dijBTérence dans la torsion.

L'adhérence des fibres ainsi déterminée doit être d'autant plus grande, et le fil plus solide et plus élastique, qu'il est des* tiné à supporter plus de fatigue ultérieurement et surtout au tissage. De là, la nécessité de tordre davantage les fils de chaîne. Il en résulte que ceux-ci présentent une apparence moins lisse et plus mate que les fils de trame. Cette considéra* tion explique également les variations des degrés de tors, toutes choies égales, en raison de l'article à produire. S'agit-il de$ toiles de coton destinées à Timpression, on y emploie des fils moins tordus que lorsqu'on tisse des articles cretonnes pour lingerie.

Ce n'est pas seulement à la vue des échantillons exposés par l'industrie qu'on peut juger du progrès dans cette direction, mais plutôt par la visite des usines en activité, et l'essai précis et mathématique de leurs produits. De tels modes d'investigation nous permettent d'avancer et de démontrer plus loin que la filature du coton est, sous tous les rapports, J'une des plus avancées dé l'industrie des arts textiles.

§ s. —. Heii III9 «le sabstanees végétales antres que le coton.

Les fils simples du lin, du chanvre et du jute ne sont pas sans avoir absolument progressé. Ils offrent plus de régularité; leur

* Vair le Traité de la filature du cotons chez Bâudry, libraire.

. façon a profité des perfectionnements généraux apportés à la construction des machines. Mais il existe toujours une différence sensible entre les progrès réalisés dans le travail automatique du coton et celui des matières dont nous nous occupons. Il serait impossible à la fileuse de produire sur le rouet les résultats de la filature du coton, tandis que, pour le lin, la main atteint une finesse au moins quintuple de celle des fils mécaniques. La Belgique a exposé une collection de fils à la main du numéro 200 au numéro 1800, titrage anglais apparemment, correspondant à une échelle de produits du numéro 70"" au numéro 600"" au kilogramme. Autrefois, du temps de la belle fabrication des dentelles en lin, il n'était pas difficile de se procurer des fils d'une finesse double. Or, le titre le plus élevé auquel le travail automatique puisse atteindre est, au maximum, 100"" au kilogramme.

Ce fait démontre Timportance de la lacune à combler. La recherche des moyens qui permettent d'y porter remède est d'autant plus intéressante qu'elle aboutira probablement en même temps à des modifications de nature à faciliter le filage des numéros usuels. Le remaniement d'un outillage coûteux constitue peut-être l'un des obstacles les plus sérieux aux progrès de la filature du lin, mais il sera sans doute une condition sine quâ non.

Le matériel de la filature du coton a été, depuis un siècle, remplacé presque à chaque période décennale ; l'outillage de la filature du chanvre et du lin est resté sans changements sérieux depuis quarante ans environ. Nous reviendrons, d'ailleurs, plus loin sur ce point en nous occupant des moyens techniques et mécaniques. Quant au jute, dont les produits dépassent rarement le numéro i à 12, il se file facilement sur les machines, en le préparant convenablement et en le lubrifiant au préalable. Le jute est parfois mélangé, soit avec du chanvre, soit avec des étoupes, mais toujours pour produire de bas numéros. Ce-

pendant les étoupes peuvent être transformées avantageusement en fil fin aussi bien que le long brin, car elles possèdent le plus souvent assez de longueur pour subir le peignage sur certaines machines, notamment sur la peigneuse Heilmann. Nous avons été témoin du fait dans quelques filatures de Leeds, et, entre autres, dans celle de M» Fairbairn. Les fils du numéro 100 résultant de ces matières ne laissaient rien à désirer et rivalisaient avec les produits des plus beaux lins.

Le développement récent de la filature mécanique du lin et des substances analogues en Belgique, en France et en Angleterre, tient donc au vide produit, dans une spécialité parallèle, par la crise cotonnière, plutôt qu'à des progrès techniques. Lorsque ceux-ci seront tels qu'on les doit espérer, l'industrie chanvrière et linière deviendra peut-être pour la France, la Belgique et la Russie, ce que le travail du coton est déjà pour l'Angleterre *.

§ S« — Fils de laine peignée*

Nous plaçons ces produits immédiatement après les précédents, parce que là encore l'industrie a longtemps cherché sa voie ; mais, dès qu'elle s'est trouvée en possession de moyens rationnels, elle a atteint un développement remarquable pour les fils de laine peigiiée comme pour ceux du coton ; on dirait, à chaque Exposition nouvelle, que la spécialité est arrivée à son apogée. Les produits exposés cette année, pour la laine longue comme pour le mérinos, semblent ne rien laisser à désirer : toutes les finesses réclamées par le tissage possèdent une régularité, une ténacité et une élasticité parfaites. L'échelle des produits comprend depuis les titres les plus bas jusqu'au

^ Lorsque la filasse du lin sera complètement désagrégée et épurée, ses produits acquerront certainement un brillant et un caractère soyeux qui lui sont inconnus.

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numéro 230**" au kilogramme et plus. Pour donner une idée exacte du progrès^ il est nécessaire de rappeler qu'il n'y a pas vingt ans encore, il eût été impossible de filer avec la même laine le quart de la longueur obtenue aujourd'hui dans des conditions d*économieet de perfection inconnues à cette époque.

L'invention de la peigneune Heilmalin a été le point de départ des progrès que nous signalons ; nous avons fait Tbistôire de cette invention et de ses conséquences datis de précédents travaux déjà cités.

La France tient, sans contredit, le premier rang dans le travail de la laine à filaments intermédiaires, de même que la pre^ mièrè place a été prise par l'Angleterre dans la transformation des laines longues et de l'alpaga. Quoique les deux grandes ré^ gîons de l'Allemagne aient progressé notablement dans ces industries, surtout depuis dix ans, elles viennent seulement au second rang. Les autres contrées de l'Europe sont moins importantes encore. Les fils de laine peignée concourent à tant de variétés d'articles, répondent à tant de besoins, peuvent se marier si facilement avec la plupart des autres fils, et sont produits à des conditions si économiques, que leur fabrication est l'une des plus solidement assises^

§ 4. — FUs de laine cardée.

Ces fils, destinés à des étoffes plus ou moins feutrées, atteignent rarement à une finesse de plus de 20 ou 25"™ au kilogramme. Toutefois, certaines vitrines renferment dqs numéros 80"" au kilogramme, mais sans doute dans le seul but de faire apprécier l'habileté du filateur.

Les fils de. laine cardée ont été grandement variés et perfectionnés à mesure que les tissus de fantaisie ont pris une plus large part dans la consommation. On a modifié les torsions.

fonné des mélanges de 'toutes sortes aux préparations ; on a surtout cherché à obtenir toute la régularité possible, sans faire perdre aux fils le caractère duveteux. Les exigences économiques de la production ont rendu la filature de la laine cardée si complètement automatique, que certaines opérations indispensables bien qu'accessoires, telles que le graissage de la laine, exécuté naguère à la rriain, au moyen d'un arrosoir, sont réalisées par l'un quelconque des appareils mécaniques qui fonc* tiennent à l'Exposition *. Nous n'insistons pas sur ce genre de progrès, parce que nous nous occupons plus loin des moyens qui ont permis de les réaliser.

§ 5. ^ Fils fteuirés.

Lorsque les machines à feutrer les nappes ont fait leur apparition, les uns supposaient que le feutrage remplacerait le filage et le tissage de la laine cardée ; les autres ne voulaient accorder aucune utilité aux nouvelles machines. Cependant elles ont pris une place sérieuse dans l'industrie, et servent à la confection de certains feutres qu'aucun autre outillage n'aurait pu produire. De même, lorsque, dans ces dernières années, on eut l'idée d'appliquer le principe de ces machines au feutrage des mèches cardées et étirées, on vit se repro-' duire l'engouement et les objections qui s'étaient manifestés la première fois. Cependant, si l'on juge des produits exposés, il est facile de prédire aux fils feutrés un avenir semblable à celui des feutres 5 ces fils permettent la création d'une variété d'articles nouveaux et constituent, par conséquent, des matériaux précieux pour les fabricants de nouveautés, qui n'ont

* Voir la description de ces appareils dans le Traité sur le travail des laihes. Baudry, libraire. Paris, 1866.

jamais trop d'éléments à leur disposition. Les fils feutrés ont d'ailleurs déjà pris une certaine place dans la consommation.

§ •. — Fils de soie grége.

Les fils de soie exposés n'indiquent pas l'état de souffrance de l'industrie séricicole. Les grèges françaises de premières marques sont toujours les* magnifiques produits qui ont fait dire que « la soie est aux textiles ce que l'or est aux métaux. » Mais ces spécimens remarquables montrent seulement tout ce que peuvent les soins et l'habileté des fileurs, et ne sont que l'image d'une ancienne splendeur. Espérons que la persévérance et les efforts des industriels seront bientôt récompensés, et que la crise touche à son terme. L'industrie séricicole entrera dès lors dans une phase prospère qui lui permettra d'effectuer certaine réforme économique, mûre dès à présent et indiquée ultérieurement dans les considérations relatives aux moyens techniques. En attendant, les contrées qui ont envoyé des grèges à l'Exposition et qui cherchent à combler le vide résultant de la crise sont fort nombreuses, et cependant aucune, à part l'Italie, ne présente des produits comparables à ceux de l'industrie française. S'il fallait les classer par ordre de mérite, nous leur donnerions les rangs suivants : les soies de France, d'Italie, du Japon, de la Chine, de l'Inde, du Levant et de la Russie. Le mouvement commercial et le progrès se sont bien déplacés depuis un siècle ; les pays producteurs, dans l'ordre de la valeur de leurs soies, étaient classés ainsi qu'il suit : la Chine, l'Inde, l'Italie, la Perse, la Grèce et le Levant. Ces derniers donnaient les soies les plus communes, qui valaient néanmoins 700 francs le kilogramme. Celles de l'Inde et de la Chine, payées aujourd'hui de 50 à 60 francs, se cotaient encore 240 francs. Le développement de l'industrie des

soieries, l'abaissement considérable des cours de la matière première, donnent une idée complète des améliorations réalisées. Les débris soyeux de toute sorte, auxquels nous avons fait allusion plus haut, donnent lieu à un progrès plus notable encore.

§ 7. — Fils de déehela d% SM»ie.

Les transformations de la soie occasionnent forcément des déchets, qui se présentent dans des états diSerents ; ceux résultant des opérations du dévidage avant la torsion forment des paquets de filaments agrégés connus sous le nom de frisons. Il y a des frisons de diverses qualités, suivant la période de l'opération, ou selon qu'ils proviennent de cocons de graine ou de cocons percés; dans ce cas, le déchet est plus particulièrement désigné sous le nom de galette, et sert à produire les soies dites fantaisies^ chapes, etc. Les déchets des manipulations à la suite du dévidage de la grége, au moulinage et au tissage^ sont généralement composés de bouts tordus et désignés sous le nom de bourre.

Ces deux sortes de débris sont depuis longtemps utilisés ; divisés, épurés, décreusés, puis égalisés par le coupage, ils sont livrés aux machines de la filature. Mais il était une autre sorte de déchets longtemps négligés : nous voulons parler du chiffon de soie. Les établissements qui travaillent cette matière sont très-rares ; il en existe un seulement en Angleterre, un autre en France, et un troisième s'élève près Boston, si nous sommes bien renseigné.

Il nous est impossible d'entrer ici dans les détails de la filature des déchets ; il faudrait pour cela se livrer à la description de l'un des outillages les plus compliqués. Nous devons nous borner à signaler certains progrès réalisés tant en France qu'en Suisse.

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Oïl voit figurer dans la iritrîne des exposants de ces contrées des fils de bourre qui rivalisent presque avec les plus belles soies, doht le prix est au moins double. Ces résultats sont obtenus par des soins de détail apportés à renàeillble de la fabrication, et par l'application de certains apprêts dans des conditions particulières. Lorsque les fils ont été exécutés avec des déchets bien épurés, parfaitement préparés et filés, on procède à leur apprêt, nous allions dire à leur toilette. Cet apprêt, imaginé récemment, consiste dans l'application d'une couche mince de gélatine ou de colle de poisson tiède sur le fil tendu et en mouvement. Le séchage et l'assouplissage ou chevillage donnent au produit le brillant et Télasticité recherchés.

Les soins minutieux apportés au travail des déchets ont été nécessités, d'ailleurs, par l'élévation croissante du prix de cette matière. Naguère encore, ceux qui se payent aujourd'hui de 12 à 15 francs valaient de 4 à 8 francs le kilogramme* Ce fait justifie les recherches auxquelles se livre l'industrie pour tirer parti des déchets de toute provenance, depuis certaines balayures de filatures, jetées autrefoiâ sut» le fumier, jusqu'aux chiffons qu'on ne savait effilocher, et pour la désagrégation desquels on a imaginé les machines les plus ingénieuses et les plus efficaces. Ces appareils rendent le chitfoti sous forme dé filaments classés par longueurs et par finesses* Les inventeurs des machines à décomposer mécaniquement les chiffons n'ont pu exposer, par des motifs faciles à comprendre : ils ont craint d'être imités par les pays oîi les inventions ne sont pas protégées. La Prusse et la Suisse sont dans ce cas, et c'est surtout dans ces contrées que l'industrie aurait le plus d'avantage à s'approprier cette sorte de machines.

Les fils dits fantaisies prennent rang immédiatement après les soies continues ou grèges, tirées directement au dévidage des cocons, et valent de 20 à 70 francs le kilogramme, suivant la qualité. Trois contrées manufacturières excellent dans la pro-

FILS MOULINÉS ET ÂPPAÉTÉ8 DE TOUTE MATtJRE. 27

duotion de ces fils dé déchets : la Suisse, la France et l'Angle^ terre. La pt^tnière traite surtout les meilleurs déchets de la filature et les cocops peroéd< La seconde se livre plus particulier rement & la transformation des bourres du moulinage et à la façon des effilochages. La troisième utilise presque toutes les sortes de déchets, depuis les bourres de 20 francs et \eê frisons de ^^, jusqu'aux déchets de 1 franc à 1 fr. 50 c, provenant des dessous de basêines et du peignage des frisons et des bourres.

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