D'UNE PIERRE DEUX COUPS
CERTAINE dame, à dessein ou autrement, tourmentoît jour et nuit M. Tirsïs, pour savoir s'il n'avoit point quelque anguille sous roche, c'est-à-dire une maîtresse. Comme la discrétion est une des premières obligations de
Etrennes de la Saint-Jean. 201
•la galanterie, le chevalier ne répondoit point -ad refm;' mais peuf-oti' toujours résister à de beâux-yeiix età une belle bouche réunis en- ^àèîWblé ? La dame étoit aussi aimable qu'on ■doit-Fêtre quand- on a ces sortes de curiosités; •et: il étoit peu dé choses dans le monde qu'elle ne fet en droit d'obtenir. Ses appas mettoiem Sanssœ prières une autorité absolue. Un jour donc de Saint e-Cathèrîne, qui étoit sa fête, ella iNCÇàt'dès le matin, de là part du sieur Tirsis, uni petit paijuet cacheté d'un chiifre inconnu; èlIéPouvre aussitôt, et trouve, quoi? médirez- •^us. Ge n'étôît qu'un petit miroir de poche avec teé mots écrits au-dessoiis :. N*o&aM^ vxms t/MhthermoTi vàinqueUty vousjrverre:{jqn.por' fjhàfit' Gé que voyant, la danie pâ^sa daps son caWhtt, refit \iti pa'qiiiet dû ' inirqir,, et, H. renvoya ^i^lle rtiéitit'portêtir au galant, qui . fut\ d^3p,^. pôré Jn recevant son paquet ; il .crut.qyç Jaxlaaie le méprisoit ; cependant il Touvrit en tremblant : quel fut son ravissement quand il vit qu'elle y a voit ajouté au bas ces" mots consola ns : Je vous en livre autant.
?qUO') Zn-ïC .lPr:IÏ" 3y-J O
luoq
È02 ' Contes' deOajrlu'^*.
Qtri PEI^D GAGKB^ HISTOIRE.
FRÂCMBNr.
L'iNTORTunré^M. Usquebak, toujours conduit par son malheureux sort, après «voir erré 'longtemps par la ville de..., se trouva enfin rendu, sur 1er Pont-Roy al vers miouiîfO^ une. heure. Là, excédé de fatigue et d^enfiuis^ le cœur gonflé de soupirs et les yeux noyés de lavmes^ il leur donnoit un libre cours ^ ^û^ nonchalamment sur Tune ou Pautre banquette^ lorsqu^uni évàiement imprévu et invisible liofi fity malgré, iuiy interrompre ses tristes rêveries, et letira :dJim:sûniméil qw çio^mipençoit à l'^fifç^iblir, D^abord^'il' lui sembla .'Ouïr quelque njip^T veitï'em et. quelques sons mal afticuXés \q,vii venaient dèidotn. La curiosité qplma^ppvir ,wn moiMent-soh -dése^poir^ t^ lui fit tQuriierJ'Pr:^^!^ dfl'ce.côté-+là;^itf quelle vent, favorable-aior3, lui portât la paroleon autre^eoit, il .disting,via, sans rien^ voir, des gémi^sçtnenô q^i . partpj^t d'une femuDie janvei's qui on voulait apparat noieat usetr de violeuiie. Il fut bientôt g],pj5,,i,aj struit; car, quoique la. nuit semb}|it;,ce icpur-làj avoir employé expjfjê a les voiles les plus opaques^ il' disceraa ce dont il s'agiespit^.pai^ ces jnftt? que. la fupetxr dictoiCî Non^ cruelle, dj^pit ^^'^jijtre, il jn'est. -plus temps. 4ej.viy^ft,liJ; faiit ^pflçi
Étren^esx de^ la.Saint'-'Jlean. aoj
expier à la fois vos refus, vos rigueurs et toutes vos cruautés, barbare que vous êtes ! et mille autres invectives 'Semblables quïl vomissoit à grands flots. Il n'y a que la mort qui puisse m'ôter un amour si mal récompensé, et vous jugez bien qui de nous deux l'a le mieux méritée. En disant cek, il assit là pauvre dame sur le bord du parapet, le& jambes* passée^ du : côté de la rivière,- et 'étoit prêt de la précipiter- Dans cette situation affreuse, la malheureuse infortanée^ qui neitenioît presque plusàlrien^^oignoit lés tnaîïis; et, par les accrus les pliis pitoyables, conjuroit inufîlement l'Inhumanité de son bourreau, qui <iôverioitt0û;auT8 plus dur. qu'un ÎPharâôtti Quoi! dîsoh-ellô, en se raccroK^haat du mieux ' qti'elle' pôfi^i'roit, dans • un ■ lèoment qjtij est le de^hlQt dû ittja vie:,:rBfusBrèz-*voJi».de m'entei*dfe ? -r- C-dst pour ■ vous 'aVoîr trop ettitendûfe qiie je -rie vou^ eftîendsi;plus, -4^ Mais (îjtie 'Vous ài-j'é' dofftc finit ^ilisoit-èUè. >f«îVQU$ Vdus êtes trop fait ■ îâiiner, « disoit-ii-.' '-+* Mais^ dîsoit-elle, ^ â^t-ofl jamaisi noyé : 'ùfie femmie cbriwtt'e ïÀoî'?- Entière si je V(ius:a,volsîflimé, tsil^ ilpt^^ Tàvàît M%' 'je^vous;^vofis.fiit^des'iinfidé* tffës-^'-'des p&tMms] k'^la -^bonne 'h©ar£i,^voii$ ptiiir^léH Vôlié-fâchéi: j biais je voufc ai^toujotars Hâî'.'^Die^bdriflé' forV'fc^est pqat*ôtre. min igmnd lîîèilhéto l^iif inoi^ que *d?é»rc; insensibles nj?y jiéf dFs ^pour'ler ' hloiïàBà^ -autant que^ vous ;< ainals c^tf y feîrë ? il ifiô^Étk'îest^ peCs ptu« mié «d'avoir :po^^ Vbiîsl de? ' rtin^ôiôf j ' cpi^à-^Arous-mêm»:; de i îvous
défaire dcroelm 'cftie Vous' avei pris :■ dïW'à^ demain je ne vous dîroî&pas k titre '<^h5^;'^ëseroh voué trahir quede TouSTcmdtie fecuTeiix; car. vtec bonheur ne serait pas' v^ritâblêi'^^ Et quean^iinpoît?e? -reprit b^uâq'ufement rtèîti-^ dôscspéré,' Attrapezrïïïôi toli^turs de même, tttiy erreur : véritable «est un < b^nbett¥ ; réèt^v ' Màii^ deist^pcardre -un' mbmeiit tmp prëdetii;:' eiï-^aSâi^^ cours- inutiles; Toii$ skviejj 'qufe jn^qM^id^^yâb naàelixnaimé rtnbùwr' q^iède^l^tis Viéleritè^^ëtti^ k'moindrôfcbdsOy-et'qtie^ èifÀ^èîs WûM'^tfé# deiaioil dujpius' ioTt^'mon<aaiikÀiT^'h^'pf€^fiP en auroit leîicœur< net; 4'ngrate'îj jVftbuléik'^iïél voifs dcvoirî4qi|ilà' vïJttié g0Ût^'«t qûe^Wti^ dJèlîT^^ derùïtiuîi iptcëserit^de vdtrô^ltiaiii> Wafe^Vap^étf^ voirî ®'i]j8 ' vrenneifv k kû&n; je sUte f i-bp 'de§fesi$ëi€î poiiir>it'(en persifinir/'E^eOfé uit cëupi '-^t^^^^ la j djernièrei fois^ il ^aut- Kipfist^y'qëfkr^lléfoi^ OQWîiD OU" lai Tiç.r i^ iNîf ¥énr n$ 'ràntt^e^ -^éf^miî^ rinkiimami ^â»eî séch©Meiilf.»'-L-^i\feJ<' dîé^^''^^ tr<Dip,'|tigreaeJCe'îfut'^W prôpî*e^^tertiië''-doftl^-> sesefcviti lAi hîes laotôj •â^aft^fenfianf^i-^sâ^ Wgé>^
saifureiiit à ''trpversîie^ioiîp»pyi,^kp#^ l?ëvbfti quatgneVtttïnpa'.^^lkidéb^iaï'4^^ir->4^^ l^aiànclààik Vkaï»i> il : lai j&tâL:w&im^^béAuiiïl^litm di»[paToé.fdu porâtf) et, distouriiaûtiiïcydt iôr43^tfpJ CQiitl»;dud-a2iâmè[:sonjdésisspd»2l^dl ^ ppépifi^an