‹ Facéties du comte de CaylusChapitre 43 sur 47 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

MADEMOISELLE Brechct çontpit Ffiutrej^ur à un monsieur de qualité, de ses amis, qu'elle avoit trou,yé .chçz u;ie dp s^ ,fmr^Jîjes, là oùejle .4înoit, M. 'Daviliers, qui, Payant entendue chaQî^jr.cteiT)pfiil(it&. air* 3 à vbkBrîBO^l et qu'elle . rendi^it à manger, lui avoit dit: En vérité^ M^dembisçlle^ vcms de^rii^ bten etiii*er à rOpér«. -^ Pour qui me prenez-vous. Monsieur? lui avoit-etté-dilt i =ye né suis poîfft: fille à ça, je "veux retourner à mon couvent (dont elle etoit en effet pfensionnaire) .

A quelques^ jpurjs^ de là, .file r^vj^nx epçpre dîner da^ça^ le même endroit; et M. Daviliers, q^i s'y trouva pai^^JJiçiç^nt,,. Ji|id4i^vSttflnd^le eut chAA^é^Qj* pUitôt enchanté toute la compagnie: En vâDitéf):MaidemoîseUJ3,' vx^us^ devHez bien eoitrep 4 l'Opéra. Je l'envoyai paître fort poliment, mais d©- feçôft-quc je 'ctM^ 'quUl^e m'en parléroît jamais plus. Cependant, le même

dîner s'étont «ncore» refait. (jle la xmm^ ftço^^ M. Daviliersnp mç.<liî-il jîa$ .eacorç la na|ânT)e chGfjelOhl dariie] je îw. fâcb&i. iiOut <k bon, Je vous. le rembwrmi qu'H -Q^y manqua jrien;; je pki^raiy je voulus à to.ute force retourner à moii/couvjBnt..j et )'4iitrjai! }^ Jeode9}»it| :â ■PGjbéra. ' ,.••,..',. : '^[

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' ' ^ul • donna è jmper it deux damés ^ ^ • j v i

JjtfMAJsioarnie $e.rmn5Çiq»/5 9yai|d;0|ifviaiî;!4^& Méprises, eostraordiiiâl/j^ ;- i^'^si:; c^. '<i^vffHt •qu?oir>/néi dc^it jpassi'abandQiHi^^t^à. iartUssipirtiPri î desi Tiqhessjss^ < qujandvk>foiM>il^.niOj^ iir ide noias (tohrii^ du. îbifftv - Q$ï!»rôft ^-pa k ota

' wUfnigantièh^iiliney amoureux tie.deax^-ddm^^ -nqmtxué XSaiUaiimfi, te^iCpuctwUiiîôttte^'. deux

«tt"joaiei' ernjtoutf bieri:jet; ea;40jut jbt:>nn4UT. ' E^nfin j fkiale ,» il rparv^nt . à ;leuti ^OkO^^ri i^ .« WfSr îàftomés'deux^ etrlui soïitrtftri?. Bienjii^.-&i^54t jmieux rwoiir sa. magndfitençe ( qi|ô] p^; iboinb^ïie^ ; icac-fi^anis dî>T|ite;.lô festlîîrn'^i.pftô;^^'!^!^^! ^§^1, -tant ^jqurj les -peidtB .pteds gae pour Jôs .tutri^s , viandes et^la ba^rtex:bàreiiquijy:étw§ni?ii?épftn-

doie'pai*tout;!'8aiisxîfimpi»rr le:yji> j^.. ^e^^êpj^es

boissons; les bouteilles voloient à la ronde^

ÉtrenkéS de la Saini-^Jean, 211

pendant quoi ils faisoleilt la conversation^ ot Ctipîdôn et Bdcchtlfe n'étoient point épargnés ; îlen contoit à la brutte et à la 'bloiide,- pour [iarveniî' fôuf kxcMt à en -épouier une des deux, OÊir il 6?étoit fait' informer dana le quartier qu'elles étolent fort rkhe^ et fort belles; Mais les mauvaises intentions sont toujours mal'jfôcompensées; car une des demoiselles, ayant beaucoup mangé de plusieurs ragoûts, fit semblant de sortir en s^en allant de la chambre '^àr^ !feé- éclater ; ce qùî fir4ra ^édMa - Ses fleurettes à- la J>Jc9icie,,jdont jçlle.^e,ti:Q^ voit fort prête à l'épouser: ea Tabsence de l'autre. Elle rentra, après les avoir entendus entre la poire ei lèfroimage,':^^ ftiitcu^bîielle^rit an couteau, et vô^ulaift'lè^poigïiaftier dans sa* c-olère^ Mlis •l^ëùtrê dJéméi^elk brune, : voyant *qd?il.iy'Qvqit kl liufed des» ipifô^ésSes aVeb sa::cousirnej prenant de 'TOR côté' iffflefouycïiettfe qu'iky avoft^uiîrla table par hasard, elles sortirent toutes deux en -r5eHV)^rsâtit ^toût :cB-qui ^étoit dessu^^^ .scât aplats, -soit cha'Kdeliérs^i^'pisqu'aU'Tdn^.ay jdjes.:pafoiesf iiïJuHeusô&y pour jie leijplusiiyoirijjamaij. Cîest pDapqeoî-Daôian, qui^eptia sansîtrouvir 'bedkmeat'-ikfl verre où- Véa^ pût .fbeèire. tout e^ritièt^,' ^enïrj^îiéplofaiït le iso|t de:8a!a infortuné ôthJ, tei'repré^îit^'quMlflô fautipas dépenser 'èi^ti^ aï^ônt^aïfâipréndTe'gairdp'àjcenquje nojjs •fôpîSôïis, emi^îaéfi^JpaP'lar-volupté Aqsj pafesions,

-Siài*tôut'4^^^^^"^o^^^^^^^''^^^^^*^^'l^'J^

'Contei- dà Gay-lus,-

.. - -1 ÇHAN^qij, . - , ,, Sur l'air <Jq pr^loB"^ 4*? Indes saUntei .

:■ :\.JuATJS>jori^C«eMii^finWi^j;;-;', .-.,1 |

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' . ,. ■ , . pli *'S|f ■CPIP"'?,. . . j. ■■.'rr T' ^' ' "' '"faut; 6'en agir. '^ ' '", ,'' ' ".^'^ ''''■ buanii on tient'sa brunéltÇ"^,' ' '■'■",'V'OAWz'SIâ"]îliiiigùétéé, '■'" '!" ■"'■"""■-■'■' '■''-■'-■ ■bti'tiriévenird'iiri'iit^aîïé •'^' '■ -""UJuuD ■'■--•■■ iyiràgtfût,iduivirt-^v^-''- ^>!''J'J'i"l' J'^ ^- ., j(5HM:{ii.biv.tet!(fetdiU(fiilfline:^-' ij]; ,'jiiKup

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Étrennés ifè lyA Saint-Jean, zi^

BATAltL'È'DE CHIENS dont un mariage est devenu rompit,

E ne sais pas d'où vient qu'on çen«idère tant les chiéi¥i$V'aiii^és^>ôe'qui en^ien^arriverde nos Jours à un rôpâ^i' &ur la pfe^roisse de Bonnes- Nouvelles, le 'l^vop-tt"' foiir de- la noce, ainsi qu'il s'ensuit/ CWitinié ôityiliàtl^tyit'^eaucoup, et qu'un chacun, ' par mégkrde, jetoit les os sous la table, ^deu;^,, chiens Içs rongeoient, comme on voit SjÇîJiiyen^ cjue, c'est d^çjtdinaire la coutume dans \^ f^stiosjsi biçn,<jpçjfjBi chienne, se disputant aveçL.^é4Qr;,: fai^pit^ u|i diable à quatre, qu'op3rfl»(aitHbi^^4eî iaj.pj^i^e à s'entendre, et qu'on donnoit différens coups de pieds pour les fa^m^t^rg,; çç qui fit que Sultane marcha imprudemment sur le pied du marié, qui, pren^b çavpoanr^h? autre, sentit d'affreuses jalë^ik}eâfîqpii''^liM-èiiîréïéia[tr.(tons le cœur. La mariée ôiWotéiitfe-^iïût^ô'aVfcit marché sur personne, çf 4^rii4rf'^kvtïîP f>!aii^es conséquences, èTsoft ^bdjtt'nie si 'dè^ 1-içn n'étoit. Pendant tout ce t^mos-Ia, lés yfe'iix, du fiancé tomboient ave|[j^|fijU-e;}i!r pur^pn (^pusi^^du cote de la mariée, ^i^'(S^|:><:e& ,erijtr,çfait^, but par malheur à sa santé, qui le lui rendit, ainsi que la civilité le permet, sa n & qu'il y eût rien làdessous. A cet outrage, le sieur Dorimène, je

ii4 ' Cdntté de G^ylus. ^ \

veux dire le marié, que nous nômmet^ons dot*énavant de la manière, se jeta sur sa prétendue, Iqi' arrkctiâ'nt sa belle garniture. Siir cette VîYadté,'V'ôîlà roiis les garçons de la noce et Madame iâbélle-mère qui retira sa parole, dont le mariage ne se fit plus. Voyez,' après cela, si vous devez mener vos chiens eti cômpâgniei ■"'

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CHÂNSOlf. ,

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IL faut d'abord que la personne, soit homme ou demoiselle, qui veut divertir honnêtement la compagnie en chantant cette chanson, se retire pçur un momei;it du repas ,sous quelque prétexte honnête,* comme '3''ii//<?r j^t^r/ér à son procureur ou telle autre civilité.

Étant seule, il faut qu'elle roule saTserviette de telle sorte que cela ressemble a une queue de moutoja.Jf^t U ir^eaUeu^e manîéréjest que l'un des deu^^tîpjuî^ .^qijt PjTOiy^Çî ^Jai/e beau- CQ<iip!:deifeî:'«^iV.e9ijy gpfgrA^^jçit; j^air:epj^iïH)Je, un mouchoiiritottiliéf.joul mkm%m^^rfm^çh^p,t, ce qui seroit d'un grand agrément.

Quand 1<a^q4îett^ «si -faft€i^iiâ^fawts'eH. attacher un bout par derriè*e,c lèdAtme ^qtti'^ difoit à la

grimace de -k. culowe^ et faire, passer ensuite la qjieueà, coté de, votre hanche droite ou de la gja^iche^ ^elon y<;)t,re;^goûtj la tenai^t à. deujç: rq%jrnsî,,et to^jpprs ^, mouvement^ coi^ixne la prippre^^queue dlun mouton^ pendant que vous chantez,, et surt-qyt quand 1^ compagnie répète le refrain.;. ce, qfijOjari^it aihsi. . ,

Nous dirons pourtant auparavant que, quand on a un ami dans la compagnie, et quMl vous voit revenir avec la queue de mouton, comme nous avons dit, il doit avertir, sans faire semblant de rien, un qw[Qlquîi«>vde V^^ss^Hîil^léej, spit en poussant du coude, ou par quelques joyeusetés en paroles, afin d^attirer les yeux des personnes <iessus ; car.eehirjailin^^nGeiagr^alîlewiit la chanson comme la voilà :

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