EE
Si l'on compare entre eux des cerveaux de poids à peu près égal (poules et émouchets), mais différents par les valeurs de coefficient de céphalisation des encéphales, on voit que celui auquel est attribué le coefficient le plus fort donne le plus faible pour cent d'extrait.
Ou bien si l'on compare entre eux des cerveaux différents par le poids, et tels que le coefficient de céphalisation soit plus élevé pour le plus grand (perroquet et poule, corbeau et émourchet), on a cette impression très nette qu'un facteur de sens contraire au facteurtailleintervient pouren masquerl'infiuence au point de vue de la composition chimique et du pour cent d'extrait.
Nous venons de voir que déjà, en 1898, Lapicque en compa: rant entre eux des cerveaux de chiens, de moutons, de bœufs et d'hommes, attribuait le faible pour cent d'extrait éthéré que lui donnait ce dernier, eu égard à son grand poids, au développement du manteau et des noyaux gris, au nombre et à la profondeur des circonvolutions ; en un mot à la supériorité de sa structure, corrélative d’une supériorité intellectuelle et psychique. Nos résultats sont dans Ice même sens.
Pour nous résumer, nous dirons que, de deux animaux également évolués, doués du même coefficient de céphalisation, mais différents entre eux par la taille, le plus grand aura l'encéphale le plus pesänt, mais la signification purement somatique de cette différence pondérale, se révèlera par la valeur chimique de l'unité de poids encéphalique. Le pour cent d'extrait éthéré ou alcoolique sera plus élevé pour le cerveau le plus lourd, lä proportion de myéline plus forte, et plus forte aussi la proportion d'éléments conducteurs.
De deux animaux de même taille, mais inégalement évolués, c'est celui qui possédera le coefficient de céphalisation le plus élevé qui aura l'encéphale le plus lourd. C'est donc par une supériorité pondérale que s'exprime aussi la supérioriété céphalique. Mais la signification fonctionnelle et psychique de cette différence pondérale se traduit chimiquement et histologiquement en sens inverse de tout à l'heure.
C'est le cerveau le plus lourd auquel correspondra le plus faible pour cent d'extrait éthéré ou alcoolique, la moins forte proportion de myéline et, partant d'éléments conducteurs.
La composition chimique et la structure histologique qu'elle révèle ou qu'elle fait tout au moins entrevoir, permet donc, dans la comparaison de deux encéphales, d'attribuer à l'excédent de la masse nerveuse une signification tantôt céphalique, tantôt somatique. Ou si l’on préfère, et en se rapportant à l'expression E — c SK, c'estavec de la myélineet des é'éments conducteurs que l’encéphale croit avec S, c'est avec des éléments azotés et de la substance grise qu'il croit comme c.
Tel est le résultat auquel les recherches faites avant les nôtres, et celles que nous avons effectuées, font en somme parvenir.
Conciusions
Nous résumerons dans les propositions suivantes les résultats auxquels nous ont fait aboutir les recherches que nous avons entreprises :
1° La formule empirique proposée par Dubois, E —c S 0,56 représentative de la loi de croissance de l’encéphale en fonction de deux facteurs, l’un somatique, l’autre représentatif d'un certain développement organique, n’est pas vraie seulement pour les mamifères ; elle s'applique encore de façon très satisfaisante aux OÏSeAUX ;
2° Cette valeur approximative 0,56 de l’exposant de relation n’est très probablement, chez les oiseaux du moins, qu'une valeur moyenne. Les diverses parties composantes de l’encéphale doivent croître en fonction de puissances du poids du corps, les unes supérieures, les autres inférieures à 0,56 ;
3° On peut par suite supposer que l'expression détaillée de la loi de croissance de l’encéphale est de la forme PP ER oMCd En Dr... ou H CB représentent les parties composantes de l'encéphale [, m, n, les coefficients de céphalisation partiels de chacune de ces parties, etp, G, r, les exposants de relation partiels ;