‹ [Factum d'explications] [microforme]Chapitre 1 sur 5 · LE TRÈS HONORABLE COMTE DE DUFFERIN, K.P., K. C. B., G. C. M. G · texte numérisé non relu

LE TRÈS HONORABLE COMTE DE DUFFERIN, K.P., K. C. B., G. C. M. G

Gouverneur Général du Canada, Ottawa

My Lorn,

J'ai l'honneur de soumettre aujourd'hui à votre considération des documents et des détails que je n'ai pu mettre devant le public, mais qui eussent fait comprendre d'avantage que la démission du Cabinet de M. de Boucherville m'était imposée par les circonstances.

Ces détails ne se trouvent point dans les correspondances que j'avais autorisé M. de Boucherville à mettre devant les Chambres et qui sont ci-annexées.

Depuis le jour où j'ai été élevé par Votre Excellence à la position que j'occupe maintenant, tous mes rapports privés avec les membres de mon Cabinet, jusqu'au temps de sa démission, ont été, je dois le déclarer, généralement agréables ; mais, en ce qui concerne mes rapports ofliciels avec M. le Premier, j'ai presqu'invariablement éprouvé que je ne possédais pas, de sa part, cette confiance entiere qui est le principal élément des bonnes relations entre le Représentant de la Couronne et ses aviseurs,

Après avoir étudié l'état général des aflaires de notre Province; après m'ètre convaineu que des changements législatifs et administratifs devenaient de plus en plus nécessaires, je décidai d'user avec modération, et avec la plus grande discrétion possible, de l'influence que ma position me donne, pour obtenir la réalisation de ex que je croyais étre pour le plus grand avantage de la Province.

Je regrette de dire à Votre Excellence que, quoique M. de Poucherville ait le plus souvent pris mes conseils en bonne part, et qu'il les ait généralement approuvés, il n'en a pas moins presque toujours agi comme s'il ne les avait jamais reçus. Malgré cela, loin de me prévaloir de mon autorité pour entraver son action en aucune façon, je lui ai toujours montré une grande indulgence, comme Votre Excellence pourra s'en convaincre par l'exposé des faits suivants :

10.—Durant la Session de 1876, un Bill avait subi ses trois lectures dans l'une des deux chambres, et seulement deux lectures dans l'autre.

Ce bill, revètu de tous les certificats nécessaires pour me faire croire qu'il avait été régulièrement passé et adopté, me fut soumis par le Premier pour recevoir ma sanction.

En conséquence de l'ignorance de ces faits, dans laquelle je fus laissé par mes Aviseurs, j'accordai ma sanction à ce bill.

Peu de temps après je fus informé de ectte trrégnlarité, et j'en parlai de suite au Premier. Je lui fis observer qu'un acte de cette nature entrainait des conséquences trop sérieuses pour qu'il fut mis en oubli.

Pour l'obliger, cependant, je ne Jui fis pas un grief de ce fait de législation irrégulière, devenu irréparable.

20.—Pendant cette méme Kession, un autre Bill me fut présenté pour sanction, En l'examinant, je constatai un blane non rempli que je signalai à l'attention de M. le Premier par la lettre suivante .—

Personnelle.

QUÉBEC, 27 déc, 1870.

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