‹ Fagon, archiatre du grand roiChapitre 13 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons essayé de suivre Fagon: nous l’avons vu évoluer au milieu d’une Cour remuante de courtisans; n ous l’avons vu venir chaque matin tâter'le pouls royal au chevet du monarque; nous lavons vu doubler le c ap difficile des morts mystérieuses qui endeuillent la fin du règne ; nous avons senti combien de diplomatie il dut montrer pour se maintenir en faveur à l’endroit ou la première raison d’être était le « bon plaisir » ; nous l’avons vu à l’œuvre médicale, soignant une nombreuse clientèle; nous l’avons vu enfin investi de la juridiction sur ses confrères.

Et pourtant, il sut aller contre le bon plaisir. Sa forte conscience professionnelle sut le faire imposer, supporter, nous pourrions dire aimer du roi lui-même, qui pourtant supportait peu.

S’il a soigné avec un arsenal thérapeutique qui nous paraît suranné et dont on sourit quelquefois aujourd’hui, ses qualités d’observation et de bon sens le mettent bien au-dessus de ses méthodes.

S’il a exercé son pouvoir qui le rendait redoutable, il l’a toujours fait avec l’esprit le plus large, dans l’intérêt de la profession et toujours préoccupé par la sécurité des malades et l’honneur médical.

Ne sont-ce pas là pour nous, médecins, de nouvelles raisons de nous être intéressés à lui.

Vû : le Président,

H. LETULLE

Vu : le Doyen,

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