SCÈNE IY
L’EMPEREUR, VILLENA, Courtisans, BOURBON, POMPÉRAN.
l’empereur. *
Soyez le bienvenu dans notre belle Espagne,
Cousin; vous avez fait une rude campagne;
C’est digne de Gonzalve et du Cid... Chacun d’eux,
S’il eût fait aussi bien, certes n’eût pas fait mieux...
Puis, ces vaillants héros, dont l’Espagne est si fière.
Ils étaient Espagnols et défendaient leur mère ;
Mais, pour nous, vos exploits ont d’autant plus de prix, , , Qu’un Français commandait à nos soldats surpris...
* Pompéran, Bouihon, l’Empereur, Villcna et Talavera derrière lui.
(Hant.)
Désormais, vous voilà Castillan et je pense Que l’Espagne saura vous payer de la France.
(Il se lève.) .. •
BOURBON
Sire, quand j’ai quitté Chantelle, un seul espoir A parlé dans mon cœur plus haut que le devoir.
Il n’est de vos bontés qu’un seul bien que j’implore :
J’aime, depuis longtemps, la reine Léonore,
Et je viens réclamer...
l’empereur, somiant.
Vous savez que ma sœur Est libre de donner ou de garder son cœur ;
Je vais la voir... A mes féaux je vous confie.
(Aux courtisans.)
Fêtez comme il convient le vainqueur de Pavic.
(Il soit.)