‹ Fais ce que dois drame en trois actes, en versChapitre 58 sur 59 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

Sage dans le eonseil, hardi dans la bataille,

Pas un de ses rivaux n’approcha de sa taille...

Voyons, mon vieil ami, le plan est vaste et beau;

Il s’agit, maintenant, de choisir mon tombeau.

Or, il faut du soleil à ma hère agonie ;

Ce désir nous conduit tout droit en Italie ;

Cherchons alors, parmi ses splendides cités.

Celle dont les remparts sont le mieux réputés.

J’ai déjà pris Milan deux fois, j’ai pris Modène,

Turin, Pise! Ehî... vrai Dieu! je n'ai pas pris Ravenne,

Je crois?... Mais sous scs murs, Gaston de Foix est mort,

Mort pour son roi ; son nom pourrait me faire tort ;

Gaston de Foix était un loyal gentilhomme.

Mais il est des cités qu’on n’a pas prises ! Rome !

• Qu’en dis-tu, Pompéran?... Rome, c’est un beau nom,

Et son vainqueur pourra s’y faire un grand renom.

Et puis, nos lansquenets, qui ne s’émeuvent guère Que quand un lourd butin pointe au bout de la guerre,

Ils vont faire merveille et du cœur et des bras ! Rassemble-les sur l’heure, ami; tu leur diras...

(Loonore parait au fond, suivie de Carlos et de deux daines d'honneur.)

POMPERAS.

Je ne leur dirai rien, seigneur ! Voici la reine ;

C’est sans doute l’amour, le pardon qui l’entraîne Vers vous!...'

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