Faits pour le peuple: la Rébellion du nord-ouest: la question des métis et leur traitement par le gouvernement
. Je vous'suis excessivement obligé pour la copie anticipée d’an pamphlet sur la Rébellion du Nord-Ouest.
Les extraits c que vous publiez, provenant des documents conservés au Département de l'Intérieur prouvent clairement que le Gonvernement de Sir John Macdonald n’a rien fait, ni par action, ni par omission, pour provôquer le moindre mécontentement légitime, encore moins 1a rébellion, par-
D mi les métis.
-Je n'ai pas besoin de dire, que lorsque j'étais Ministre, ou lorsque j'& remplacé le Ministre de l'Intérieur, aucun métis n'a été troublé ou menacé de l'être, par rapport à l'occupation de sa terre.
L'histoire, mise en circulation par l'Opposition, que j'ai poussé la compagnie de colonisation St-Albert, à chasser les métis dés lots accordés à la Compagnie, est une de ces calomnies, dont le grand nombre est fabriqué par ces écrivains de la presse grite, si bien décrits par la Presbyterian Re. view, comme étant-des hommes qui “ écrivent des mensonges pour gagner leur pain et leur beurre.”
= Croyez-moË- | #7 - Cher M. White, | | Votre très dévoué, D. L. MACPHERSON. : L'Honorable Taos. WHITE, Ministre de l'Intérieur, ° Ottawa.
La Question des Métis ot lour traltemant par le Gouvernement.
On accuse le Gouvernement de la responsabilité de In rébellion qui éclata rècemment sur les bords'de la Saskatchewan Sud, et de ses conséquences. Quelques faits démontreront l'injustice de cette accusation, | PEXNIÈREMENT EN CE QUI REGARDE LE ‘ ‘MANITOBA. °
Lorsque le Gonvernment du Canada prit possession ‘des Territoires et organisa la Province du Manitoba, il prit des mesures pour régler les réclamations des métis ‘qui vivaient dans le pays. (Comme première démarche, le Gouverneur Archibald fat chargé d’en faire le dénombrement, Il le fit, et sur son rapport, 1,400,000 acres de terre furent réservés, par acte du Parlement, pour répondre aux réclamations. Tout ceci fut fait avant le changement du Gouvernement, en 1873. SI ce changement n'avait pas eu lieu, toutes les réclamations des métis du Manitoba auraient été alors réglées. Malheureusement, à l’arrivée de Mr. Mackenzie au pouvoir, il traita de nouveay la question, et nomma Mr. Matthew. Ryan et Mr. Macbsr de Kingston, pour faire un autre dévombyrement.. Ils trouvèrent moins de iétis que n’en avait comptés le Gouver-
nenr Archibsld, et accordèrent à chacun |
.déûx, une étendue plus considérable de terre, sar les 1,400.000 acreë. 11 en résulta de grandes difficultés pour régleravec les métis, puisque l’énumération du Gouverneur Archibald a 6t6 reconnue moindre quela réalité, et que colle des commissaires de Mr. Mac.
kenrie, était grandement erronée.
Eu 1876. des trait£s furent fnits aveo différentes ‘tribus des Sauvages du Nord- Ouest, qui cedèrent leurs Üires comme sauvages, en échange de réserves de terrains et de certaines autres considérations. Il aurait été de résoudre, en même temps,
“question du titre de tous les sauvages du Nord-Ouest, ainsi que celui des métis. Au contraire, Mr. Mills, alors Ministre de l'Inté-
CRE mo
ire
rieur, chargea Mr. Matthew Ryan, Magistrat Stipendiare et Membre du Conseil du Nord-Onest, de s'enquérir des. réclamations des métis. Le 3 mars 1877, Mr. EByan addressait la lettre suivante À l'agent des Terres Fédérales, à Winnipeg :—
7 “Rivière du Cygne, 3 mars 1877.
“CHER MonsIEUR,—Afn de continuer mon enête au sujet des terres des métis, comme je p'ai pas l'autre communieation officielle que celle d'un télégramme m'autorisant À prendre le témoignage des . réclamants qui pourraient se présenter devant moi dans le Territoire du Nord-Ouest, voudriez-vous m'informer, le plus tôt possible de l'intention du Département. Veut-on queye communique moi-même avec les réclamants métis'en visitant les endroits où ils résident, ou, veut-on que: j'agisse en lenr faveur, toutes les fois que k pourrais les rencontrer pendant l’exécution de mes. evoirs de magistrat? DANS CE DERNIER CAS, CRAINS QU'ON NE FASSE PAS GRAND BIEN PRATIQUE DE SITÔT. LE GRAND NOMBRE DES MÉTIS DES Dr FÉRENTS ÉTABLISSEMENTS, NE PÉUVENT-ÊTRE REN- CONTRÉS QU'A CERTAINES ÉTOQUES DE L'ANNÉE, AVANT LEUR DÉPART ET APRÈS LEUR RETOUR DE LA CHASSE, ET JE NE SAIS PAS A PRÉSENT, À QUELLE ÉPOQUE OU À QUELLES EPOQUES MES DEVOIRS DE MAGISTRAT M'APPELLERONT AUX DIFFÉRENTES PLA- CES. JE CRAINS, QU'EN COMPTANT SUR LA COINCI- DENCE DE NOTRE RENCONTRE, NOUS RETARDIONS INDÉFINIMENT LES ENQUÊTES ET QUE NOUS CAUSIONS PAR LÀ, AUX MÉTIS LT AUX AUTRES HABITANTS DU Norv-OvesT, LA PERTE DES RÉNÉFICES QUE LEUR ACCORDE LA Lot, Ne conviendrait-il pas alors, que ut
je fasse des recherches spéciales en leur faveur, durant FA
le printemps et l'automne prochains ? Je pourrai merendre au Lac Qu'Appeile, en mai, où, d'après Mr. cLean, agent de la Cie. de La Baie "d'Hudson, et d'après le curé me je pourrai rencontrer les d nombre des mftis entre le 15 de ce moiset le ix où le quinze du mois suivant. Plus tard je pourrai visiter l'établissement écossais de Prince-Albert et l'établissement français de Se Laurent, et ainsi de f suite. ,Onne m'a pas informé, non plus, de ce quia rapport aux di ses, mais je suppose qu'elles seront payées par le partement de l'intérieur, Je vous: rie de m'informer de ce sujet, ninsi que des autres que ’ je mentionne dans cette lettre, le plus tôt possible et daigner me croire, , | L “ Votre très dévoué, n ‘ , Lo, “MATTHEW Rvan" - D: Codd Ecr., Winnipeg. .
. Loin d'agir sur ls suggestion ‘de cette lettre si raisonnable, on refusa toute action en se servant de termes qui nous indiquent avec quel esprit Mr. Milis traitait alors lez
66 Il n’est pas nécessaire de ehercher les reclamants. - #ils, Poccnpeut de Jeurs intérêts, ils se présenteront. enxmêmes et produiront Jours réclame.
tious.—-D. M.
Mr. Ryan, malgré ce refus de la park! jdn -Ministre, de-lui permettre de prendre ‘les mesures convenables pour remplir sa mission, -8e rendit à Qu’Appelle. 11 envoya son -compte pour #75, et Mr. Mills fut tellement indigné qu'il refusa de le payer, -parce qu'on m'avait pas suivi ses ordres. Sir John Macdonald paya ce compte lorsqu'il arriva au pouvoir! Rien ne fut fait, À vrai dire, avant le 24 Juin, lorsque Mr. David Laird, Lieutenant Gouverneur des Territoires du Nord-Oust, télégraphie ce qui suit:
‘ Remarquez que l'autorité de Mr. Ryan pour s'enquérir des réclamations des métis, en vertu de l'Ordre
en Conseil, du 14 juin 1876, est expirée. Recommande
affaires du Nord-Ouest. En marge de la lettre, nous voyons les mots suivants, écrits de la propre mai de Mr. Mills:
Il est ici à pré-
une extension de temps pour un an.
sent. Réclamants attendent. Répondez.”
Le 28 Juin, Mr. Ryan telegraphia Juimême de Buttleford :—
a Métis mo pressent. Accorderez-vous ane exteision de temps 7"?
la répunse suivante qui fat envoyée :—
6 Le Ministre a pris le sujet en considération et autorisera probnblement M. Duck, qui aete nommé agent des Terres Federules pour la Saskatchewan, .à s’enquérir deces réclamations.
Ge fut là le dernier acte de M. Mille Les vues du Département à cette époque, resrortent cependant d'un memorandum de M.
Dennis, Arpenteur-Général et chef de la ibranche des terres, du département :
“{ La question soulevée par Son “Honneur le Lieutemant-Gouverneur, relativement À la manière de régler les réclamations des habitants qui se sont établis sur les crres des Territoires du Nord-Ouest, avant le trans. fert, est une question politique que le Ministre doit considérer. Le soussigné, Cependant, ose exprimer l'opinion que dans ce cas, la terre ainsi occupée, doit
sêtre donnée gratuitement à l'ocetpant, soit qu'elle possède une valeur exceptionnelle, par rapport à sa -Situation, soit qu'elle ait été prise eu-vue de spéculation, si le réclamant l'a taujours occypéé À cultivée sur une étendue raisonnable, Pour éonn che à une Te pratque, cependant, il faudrait un à du parlement.” EN
On voit par co memo, que la solution de cette question, dans l'opinion du Département, à cette époque, était de donner aux métis, les terres sur lesquelles ils s'étaient
«établis On doit dire qu'ils n'ont jamais -été privés de ces terres, et que notre gouvernement leur a donné gratuitement les terres qu'ils occupaient sur une étendue de 160 -acres ; de sorte que cette politique, suggérée
par le Département en'1877, à été la politique invarisble de l'administration actuelle.
La conduite de l'administration Mackenzie vis-ä-vis des réclamations des métis pegt être. résiiée commesgitsF re,
0. Tls 6nt ignoré là conduite dn gouvernement précédent en faveur des réclamants. du Mänitoba dont les réclamations auraient êté reglées depuis dix ans ;par, la nomination de nouveaux commissaires, ils : ont tetardé ces réglements -et au dent Îlès -prétextes de présenter des rétlemations fraudulenses : 20. Ils‘ont nommé Mr. Ryan pour s'enquérie des réclamations, et ils lui ant refusé l'ocension -de- “visiter “les” “établfgements des métis, rendant par Jà 68 nominstion inutile. .
30 Aucune réclamation n ’ayant ..êté règlée durant les deux années qui. suivirent 8a nomivation, fls lai ont réfusé, do, prolonger 5a commission, disént que 1. inistre avait pris le sujet en cunaidétation, et qu'il chargerait probablement Mr. Duck, agent des terres à Prince-Albert, de s’enquérir des réclamations dgs métis qui se présenteraient.
40. La lettre de l'arpenteur-général indique que la pensée du Département était simplement de régler les réclamations des métis en les confirmant dans leurs possessions, où le‘ gouvernement actuel ne les a. jamais troublés. D
On dit que”.
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- Ds. FOMBREUSRS PÉTITIONS,
furent envoyées au gouvernement et qu'elles restèrent sans résultat favorable. ‘Il est vrai que des pétitions de’tout sorte, ‘furent envoyées. Il yen 8 méme’jusqu'à]873. Une des plus importantes, parce qu’elle, est la plus élaborée, : est celle de Sa° Grandeur Monseigneur Grandin.de St.-Albert, en date du 5 Avril 1875, et peut servir comme type des réclamations généralément faites, Ce que demandait Mer. Grandin, conime il 1e résume lui-même était:—"