Quelqu' encouragémént po ‘les colons
—'A ce sujet il dit :
“Les missionnaires catholiques ont tit, des homes presque impossibles dans ce but. Ils ont établi trois moulins, à différents endroits Pour la troisième toùs, l'nous avons tegté d'en bâtir un dans la colonie de St,
Ybert—croirez-vous qne nous avons .dépensé" plus de Ægoo sterling, pour ce moulin et que nous ne sonimes pas encore certains de réussir. Que le’ Gouverne. ment, de son côté, daigne: faire quelque chose- : POUE encours er l'a jculture,
‘2.—De l'aide pour un hôpital-au moins . Le construire et lemettre dans un état convénab e pour
FEcEvoir es es.
‘ 3—De l'aide pour des écoet—Le vernement fait beaucoup pour l' éducation dans touf le c Canads je
laisserait] notre Nord assistance ?
On ne pest pas dire que nous El holns bésoiri que les autres parties du pays
4 4.—De l'aide pour nos asiles d'orphefas afu que
à à , CE
nous agrandissions ges établissements Pourirecevoir un plus grand gombre des petits sauvages, !, + 1: 8.—Des coricéssioné' de'terrains polir Chaque asile d'orphelins du pour chaqne ferme modéle: ‘ i î #6 —Des de terrains pour les enfants élevés dans'les asiles, ajnsi qu'un peu d'aide pour. leur permettre de faire un'peu .de culture, après deur mariïge. 7-—-Enfins-que {es réserves qui seront accordées a 11 sauvages sofent de terre argble et situées près de lacs:
abondants en poissons.”
La réponse dn Lieutenant Gouverneur, David Laird, écrite sous ls direction, du Burintendant général, Mr. Mills, disposs.de ces demandes, de la façon suivante :—.,
“ Quant à la première demande, c'est-à-dire, . l'encouragement. de l'agriculture parmi les colons, le surintendant général, ne. peut que félcitér Votre Grandeur des efforts faïts par la mission en’ ce sens, spécialement de l'établissement de moulins qui permettront aux colons de votre diocèse d'utiliser le grain q'ils récolteront. - ‘ re TL
“*Le surintendant désire vous rappeler que ce sujet appartient à [4 juridiction du Gouvernement Local qui sera bientôt ‘inauguré dans le Nord-Ouest Il croit cependant, qu'il est évident, que les mesures prises aujourd'hui par Je Gouvernement Fédéral pour cons. truire une voie ferrée et une ligne télégraphique à travers les territoires, auront pour. effet d'ouvrir le pays, de faciliter les communications, et: par ce moyen, donnèr un impetus aux intérêts agricoles du! terri-
re, . ; no ;
‘* Les 2ème, 3ème et 4ème points que vous mention. nez concerneht des affaires qui appartiennent à la dégiskhture locale; Qt !. .
, + Relativement au PUS cependant, je dois remarquer que l'Acte des Terres Fédérales pourvoit aux fins générales d'éducation dans les Territoires, au moyen d'une subvention. libéralë en terres, et ce qui regarde les sauvages, le Gouvernement Fédéral, sera certainement prêt à faire pour leursiécoles, les amêmes concessions faites ailleurs, lorsqu'ils nous auront remise territoire par traité ÆEn attendant, -je suis chargé par, le Ministre, de transmettre à Votre Gran deur, un chèque officiel .pour la somme de $ pour der à l'école de’ St-Afbert, en veu de l'Ordre-en. Conseil du 22 Qctobre 1873, comme nôus supposons par ‘le rapport de Votre Grandeur, que l'assistance moyenne des enfants sauvages à cette école n'est pas moins que Île ‘nombre requis par l'Ordre en Conseil, c'est-à-dire 25.
.# Chacune des ‘autres écoles que Votre Grandeur <hoïsira, aura droit au.même montant pour l'année <ourante, pourvu toujours, que l'assistance moyenne gs enfants sauvages durant l'année, ne soit pas moins
“ Quant au cinquième point, savoir, les concessions deterre en faveur des orphalinats et .des fermes mo: dèles, le surintendant général n'est pas prêt à contrac. ter à présent, aucun engagemént défini au nom du Gouvernement. 11 pourra mieux définir ce point près d'établissement d'un traité, et: quand: on connaîtra mieux l'étendue du terrain que l'on demande pour Jes fins éi-dessus mentionnées. : 4
“ Le sixième 'point se rapporte à une ‘question de politique publique, sur lequel il serait manifestement
turé aujourd'hui d'exprimer une opinion, Les “Colons du Nord-Ouest ont de bonnes raisons pour croire: que’ le Gouvernement Fédéral ngira avec eux d'une manière libérale. Ilya assez de terre dans les Territoires pour tous les colons et leurs enfants, et nous entretenons la ferme espérance qu'ils en cultiveront autant qu'il leur sera possible, et qu'ils se bâtiront des demeures confortables dans le pays auquel'ils appartiennent. : :
° t au septième point, c'est-à-dire, les réserves pour les sauvages : Tous es traités faits avec les sauva. &es contiennent des dispositions spéciales à ce sujet,
r lesquelles on leur fournit de l'aide en argent et en instrumènts aratoires ;il n'y a pas de doute que çes sujets seront toujours considérés’ avec le même esprit de libéralité dans les traités futurs.
#4 Les réservés âccordées aux sauvages, renfermeront -sans doute me partie notäble de terre srable ÿ compris, tous les lacs ‘abondants en poissons, que les sauvages voudront fréquenter, lorsque ce sera praticable.”
, Nous avons cité cette pétition et la réponse qui lui a Eté donnée pour cette raison :, les sujets mentionnés par Mgr.
Grandin, furèbt: pour la plupart, compris
dans des’ pétitions ganbséquentes, et fl
devient -alors.-imporfant. d'indiquer : qne lorsqu'ils : furent ainsi présentés en: détail à Mr. Mills,.le Ministre de l'Intérieur, dans
Île Gouvernement Mackenzie, il les ‘reçut
avec.refus péremptoire. -
“Nous citerons Ia pétition suivante :4 VPappui de notre avancé.. Cette: pétition d'un certain nombre de métis, À été transmise à: Ottawe, le 13 février 1878, par le Gouverneur Laird. Elle avait rapport À des aujets de politique publique, et une des demandes que l'on y faisait. était. pour des graines et des instraments aratoires pour faire les seménces. Voici la réponse, datée le 18 Mars 1878, et signée par Mr.
Mills lui-méme:— - :
6. Jene considère pas favorablement la’ prière des pétitionnaires, qui demandent des graines et des instruments aratoires pour leurs semences. Jene vois pas sur quelles bases s'appuient ‘les métis, pour demander à être traités d'une manière si différente des colons blancs des Territoires. : ‘
“y. Les métis ‘qni ont, sous quelques rapports, des avantages sur:kes-:nouveaux, colons’ des' Territoires, devraient être frappés de Ja nécessité qu'il y a pour eux de s'établir en permanence ‘dans certains endroits et de diriger léurs cflorts vers lés travaux pastoraux où agricoles ; dans te cas, nous leur assigneroné sans dotte, des tèrres, comme nous en assignons aux colons blancs En déhors de cette considération, ils ne doivent pas s'adresser nn ‘Godvernement pour aucune ‘assistance spéciale dans leurs opérations agricoles. Le
Quelques unes des autres pétitions avañent rapport aux'colons établis sur des tèrres non encore arpentées, Nous prenons pour exkmple celte de Gabriel Dumont-et de'45 autres, addressée-au Ministre de l'Intérieur, lo 4 Beptembre»1883. Après Avoir mentionné que les métis avaient êt6 forcés d'abandon.
ner la- chasse, les pétitionnaites disent :—
2 ne te CE on
. ““Lesterres arpentées étant déjà occupées ou ven-
dues, nous avons été forcés de nous établir sur des terres non arpentées, la plupart d'entre nos ne connaissant pas aussi les“règlements du Gouvernement touchant les terres fédérales. Grandes alors, furent notre surprise et nôtre perplexité, lorsque nous fumes notifiés qu'après l'arpentage, nous aurions à payer $s de l'acre au Gouvernement, K'nos terres étaient comprises dans les sections des nombres impair Nous désirons d'ailleurs, vivre rapprochés les uns des autres, afin de nous procurer plus facilement une école et une église. Nous sommes nn pauvre peuple, et nous ne ‘pouvons payer nos terres sans nous ruiner edtièrement, par
a perte du fruit de notre travailet par le e de
nosterres à des étrangers, qui irontau Bureau des Terres, à bert, et paieront le montant fixé par le Gouvernement. Dans notre anxiété nous faisons appel à votre sens de la justice comme Miristre de l'Intérieuret chef du Gouvernement, et vous ‘prions de nous rassurer promptement, en ordonnant de ne-pas nous troubler sur nos terres, et en potissant le Gouvernement à nous accorder Île privilége de nous considérer comme occupants des sections à nombres pairs, puisque
nous avons occupé ces terres de bonne foi. Ayant été regardés pendant si longtemps comme les maîtres de ce pays, l'ayant défendu contre les sauvages au prix de notre sang, nous considérons que nous ne demandons pas trop, en priant le Gouvernement de nous permettre d'occuper en paix nos terres, et de faire exception aux règlements, en accordent aux métis du Nord-Ouest, des subventions gratuites de terrains.” ‘
On avait déjà accédé à' cette pétition.
Quant aux prix, ils furent déterminés par certaines résolutious passées à uue grande assemblée, téaue À Prince-Albert, le 8 Octobre 1881. La deuxième de ces résolutious était concue en ces termes :—
2.—"* Attendu que le prix des terres à acheter et celui des terres prises avant l’arpentage ont été considérablement angmentés en mai 1881, et que plusieurs onnes se sont établies dans le district de orne, dans les Territvires du Nord- Quest, antérieurement à cette date, il est résolu de prier le Très Honorable Ministre del'Intérieur d'accorder à ces colons, les terres quile occupent, au taux de l'Ordre en Conseil qui était en force au moment de leur établissement.”
Par une lettre de Mr. Lyndsay Russell, Député actif du Ministre de l'Intérieur, datée à Ottawa le 22 Novembre 1881, on répondit à cette résolution de Ja maniôre
- -suivante-— - -— -
* Résolution No. 2.—On n’accordera les priviléges demandés que pour les quarts de section qui ont été réellement occupés et améliorés. Les colons devront faire connaître au Ministre 1n nature de.chaque établissement et l’étendue des améliorations faites.
dés ou ne le seront pas, suivant les faits, qui devront donver satisfaction au Ministre.”’
C'est-à-dire que les personnes qui s'étaient établies avant l'arpentage des terres, avaient droit à leurs terres en payant 1è taux qui était en force ad moment de leur établissement, si cet établissement Ctait de bonne foi. Quant à leur droit d'établissement (homestead) gratuit lorsqu'ils occupaient des sections impaires, comme c'était le cas pour Gabriel Damont et un certain nombre de ceux qui ont signé sa pétition, le paragraphe suivant d'une lettre de Mr. Burgess, Secré.
taire-du Département, en date du 16 Juin 1882, addressée à Son Honneur le Lieutenant Gouverneur Dewdney,indique que la requête avait été favorablement prise en considération, trois mois avant la date de la pétition de Gbriel Dumont :—
“Les onnes qui occupèrent sans droit des terres non arpentées avant mai 1880 ct avant la mise en force de l’Acte 43 Victoria, chapitre 25. auront leur droit d'établissement (homestead) sur les dites terres, pourvu qu’ils ont continuellement occupées et cultivées jusqu’au moment de l’arpentage.”’
On voit que cette pétition qui renferme la même demande que d’autres pétitions renfermaient, a reçu une réponse favorable du Département, la requête n'ayant pas été accordés seulement dans le cas de pétitionnaires particuliers, mais lc principe qu’elle renfermait, ayant Cf£ suivi dans la politique générale du Gouvernement. Comme mati.
Les priviléges seront accor--
prouvent qu’ils les :
ère de fait, on doit dire qu'aucun métis n'æ jamais été dépossédé de la terre sur laqüelle il s'était établi ou qu’il avait droit de réclamer en vertu de son établissement. :
Un autre point soulevé dans cette requête
est celui qui concerne le droit ‘