‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 13 sur 58 · ACTE I, SCÈNE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV. i

«luit comme un meurtrier devant la justice!... Les impressions premières avaient pu être effacées par sa défense et son triomphe ; mais l'imposture , mais la méchanceté des hommes (si ingénieuse!), ne pouvaitelle pas les renouveler? et le préjugé, d’ailleurs, qui a voulu qu’un succès même, dans une attaque au criminel, fût en ces climats un opprobre, ce préjugé, ne rendait-il pas indélébile la tache imprimée sur son front? Cette pensée, une fois conçue dans son esprit, n’en sortit plus. Elle a égaré sa raison , changé son caractère, éteint souvent son génie; c’est là le fantôme qui l’assiège, qui l’entraîne au fond des déserts, d’où il 11e revient jamais que pour ramener près de nous ces manières pouces, cette sensibilité active qui donne tant de charme à sa mystérieuse mélancolie... Voilà , mon fils, quel fut et quel est mylord Falkland. Un tel homme était bien digne d’exciter votre attention. A présent que vous le connaissez, il doit commander vos respects , et surtout vos égards.

CALEB

N’en doutez pas : oui, mon père, je dois l’honorer autant q^e le plaindre.

BEOWMER.

J’entetids du bruit... Peut-être le comte est-il de retour... Ali! c’est vous, miss... Qu’avez-vous donc?

FALKLAN D.

Page 1