ACTE III, SCÈNE III
fait signe de s’asseoir; Andrews reste de bout.) Vous me pardonnerez, monsieur, si je vous fais quelquesunes de ces questions d’usage, que votre extérieur respectable devrait peut-être m’interdire.
ANDREWS
. Je les approuve , inylord ; ce serait s exposer à trop de méprises que de voüloir juger les hommes d’après leur extérieur.
Ma maison n’est pas la première oh vous exerciez votre ministère?
ANDREWS
J’ai rempli déjà l’office de chapelain dans le comté de Durham, et dans la ville même.
M. Andrews , je réclamerai vos bons soins pour une jeune orpheline qui m’inspire le plus vif intérêt.
ANDREWS
On m’en a prévenu , mylord.
Durham est-il le lieu de votre naissance ?
ANDREWS
Non, mylord : je suis né à quelques milles de votre seigneurie, dans le hameau qui touche aux ruines de l'ancienne Luguballe. 0
Près de Carlisle?
FA LKL AN l).
ANDREWS. '
Non loin des terres qui appartenaient aux Tirrel.
falkland, le regardant.
A quel âge êtes-vous sorti de ces cantons ?
ANDREWS
Je touchai» à nia vingtième année; et vingt ans se
sont écoulés depuis que j’en suis sorti.
„ '*■ falkland, a part , et redoublant d’attention.
Vingt ans!., (haut.) Est-ce le hasard, est-ce votre penchant qui vous y ramène ? *
* « t C’est mon penchant, mylord; c’est un motif pieux...
un devoir... que sais-je?
falkland, $e levant. ,
Dites-moi : à l’époque où vous a vez, quitté le toit paternel...
ANDREWS
Hélas! mylord, je n’ai presque point habité le toit paternel... j’étais orphelin à dix ans. Resté sans fortune... un homme... le plus généreiix des hommes me recueillit : je trouvai en lui un second père... Il m’associa à l’éducation de son fils.
Et pourquoi les ave^grous quittés?
A N I) R e vv s.
Je ne les ai point quittés.