ACTE m, SCÈNE IV
falkland, avec confusion et courroux.
Eh bien ? pourquoi là, tous deux ? les regards fixes!... vous restez muets!... vous ne l’êtes pas, quand il s’agit de mettre mon ame au supplice !
EMILIE
Nous, mylord?
Vous jouissez, vous autres !... vous êtes tranquilles! la fièvre qui me brûle laisse à froid le sang dans vos veines!... vous vous reposez sur ce renom d’innocence que n’a point encore atteint la malignité humaine !... insensés!... savez-vous qu il ne faut qu’un soupçon des hommes , pour perdre à jamais cette paix de l ame ?... pour être à jamais misérable... comme je le suis.
* émilie, affligée.
Oh! mon cher bienfaiteur!
falkland, ramené par le mouvement de sensibilité d’Émilie.
Pardon... pardon , chère Miss... je m’égare... Non, non , je ne veux pas vous affliger... mais je souffre... je souffre beaucoup!... il faut que je sois seul, Emilie; laissez-moi... je vous en conjure... ah ! laissez-inoi.
( Emilie se retire avec Caleb. )