ACTE IV, SCÈNE V
ANDREWS
Il n’est plus.
O ciel!... ce jeune homme...
ANDREWS
Ce jeune homme a tourné contre hii-même le bras qui s'était armé contre son semblable. Acquitté par la justice des hommes, il n’a pu l’être par celle de sa conscience. Faites grâce, juges de la terre, il est un juge, au-dedans de nous, qui ne pardonne jamais.
Quel ton étrange! pourquoi votre pensée, monsieur, semble-t-elle aller toujours plus loin que vos paroles P Pourquoi ces réticences dans un ministre qui devrait toujours avoir sur ses lèvres ce qu’il a au fond de son ame?
Andrews, ci part.
Le moment est arrivé!... O mon Dieu, inspiremoi! ( haut , tranquillement) Cette retenue, mylord , dont vous vous plaignez , suppose que celui qui parle doit redouter, ou qu’il veut épargner celui qui l’écoute.
Comme je n’aspire pas à me faire craindre, me faudra-t-il croire que je dois être épargné ?
ANDREWS
Vous ne le croirez, mylord, que si vous avez besoin
de l’être.