‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 45 sur 58 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

souffrances ne me permet plus de soutenir votre vue... je crains moins la mort que votre colère, ou votre mépris... punissez -moi... accablez - moi... tuezmoi... mais croyez... ,

falkland, avec un mélange de fureur et de tendresse.

Misérable!... qu’avez-vous dit?... que je vous tue!... un meurtre !... et sur toi !... tu ne me trouves donc pas assez malheureux? barbare! un meurtre!... Tu ne sais donc pas ce que c’est qu’un meurtre ?

caleb, épouvanté.

Oh !...

palkland, après un moment de silence , et avec un ton de dignité sév'ere.

Finissons... jeune homme, je n’ai plus qu’un mot à vous dire : profitez-en. Je ne serai pas plus long-temps le jouet de votre malignité; cette lutte me fatigue; il faut qu’elle cesse. Vous paraissez disposé à me quitter... mais retenez bien ce dernier mot, monsieur: tant que je vivrai , vous ne sortirez pas d’ici.

CA LE B

Monsieur le comte... 4

Vous ne sortirez pas d’ici ! n’allez pas croire pourtant que je vous redoute. Je porte là une égide sur laquelle tous vos traits viendront se briser... tremblez!

FALKLAN D.

CÀLEB.

Monsieur le comte , vous pouvez beaucoup ; je ne puis rien : mais je suis homme ; mais je suis libre ; et , sous ces rapports du moins , je suis votre égal. Je puis, m’humilier devant mes fautes; devant la menace jamais. 9

Jeune audacieux, retirez-vous de ma présence.

{Andrews .entre au moment ou Caleb sort.)

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