‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 51 sur 58 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

falkland, marchant péniblement et s'asseyant Asseyez-vous , là , près de moi , Caleb.

( Caleb prend un siège et s'y place , sans détourner la vue de dessus Falkland.)

falkland, après beaucoup de préparation.

Dites, Caleb : vous m’avez voulu bien misérable...

n’est-ce pas?

Moi ? mylord.

CALEB

Écoutez-moi : vous avez voulu pénétrer des secrets, que je dérobais à la connaissance des hommes; j’aurais pu vous faire repentir de votre témérité , et m’affranchir à jamais de vos recherches ; mais ce n’eût été que par des voies dont l’idée seule me fait frémir. J'ai senti que, si je ne vous prenais pas pour confident, il faudrait que je vous prisse pour victime : cette seule réflexion m’a décidé. Eh bien donc ! ces secrets , savezvous poürquoi je me suis obstiné à les taire?... C’est que leur révélation me devait coûter plus encore que la vie; l’honneur. C’est à ce prix que vous allez les connaître.

CA le n.

Je les veux ignorer.

Vous allez les entendre.

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