ACTE V, SCÈNE II
« que nous jurâmes , sur le lieu même , de ne répéter « jamais ?... Vous savez , mylord , comme nous fûmes « arrêtés. Au moment où l’on nous sépara , je n’eus « que le temps de crier à mon fils : Songe à ton ser- « ment!... et mon fils me répondit : Oui, mon père! » O vertu !
O opprobre sur mon nom !
ca le b, reprenant.
* Ce mot me rassure : mon fils tiendra sa parole... »
Tous deux ils l’ont tenue.
caleb, reprenant.
« Après tout , qu’avons-nous à perdre ? quelques « années de souffrances et de misères. Ce qui nous « console, c’est que nous espérons , que vous ne refu- « serez pas ce qui reste de nous, mylord; et nous vous « léguons le seul rejeton qui va nous survivre, l’unique « et cher enfant de mon fils... »
O ciel !
« A l’hospice Saint George, demander l'enfant remis « le 2 1 mai , sous le nom de Caleb. »
O grand dieu !
C’est vous-méine.
CALEB
Moi !
FA L K l A N p.
•PIMIUND.
Le fils de Howkins fut votre père.
c a l e b , commençant h s'égarer.
Mon père, le fils de Howkins! et c'est à moi... à son .fils même que vous l’apprenez... vous, son assassin!
*■ falkland, tremblant.
Ah ! Caleb.
c a l e b , avec des sanglots.
Mes pauvres parents !
O dieu ! ■*
CALEB
Mes pauvres parents! quelle mort !... des bourreaux!
un échafaud!... l’opprobre!... l’horreur publique !
f a l k l a nd, allant vers lui.
Souffrez...
CALEB
Vous m’approchez... vous, tout couvert jje leur sang!... par pitié, délivrez-moi donc de la vie... unissez-moi à leurs mânes généreux... je vois leur supplice... j’entends leurs derniers soupirs... retirez-vous... retirez-vous... je ne réponds plus de moi !...
Caleb... le poison vous a vengé !
CALEB
Vengé!... non... tu peux échapper à la justice des