‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 53 sur 58 · CAI. F. B · texte numérisé non relu

CAI. F. B

O ciel! , • .

F Al.KLA NO. .

A présent , vous pouvez lire. <

c a t- e b , lisant.

< Vos bienfaits , honorable Lord, ont pénétré dans » mon cachot et dans celui de mon lils : du moins , je « le pense; car on nous a séparés; mais, tout séparés « que nous sommes, nos deux cœurs sont unis, et « s’entendent en ce point surtout, que, s’il faut jamais, « pour s’acquitter envers vous, ses jours et les miens, « qui vous appartiennent, puisque vous les avez sauvés, « nous en avons fait d’avance le sacrifice... On nous « accuse d’avoir tué le Seigneur Tirrel... Je voudrais

FALKLAN D.

« qu’il nous fût aussi facile de nous justifier de ce « meurtre aux yeux des juges... qu’à vos yeux...

( Caleb regarde Falkand, puis continue : )

« Voici la vérité : obligé de fuir les persécutions de cet « homme impitoyable, nous nous acheminions un soir, * mon fils et moi, vers le plus profond des rochers « qui bordent votre seigneurie... ( ces rochers nous « servaient de retraite...)

falkland, V interrompant.

C’est au milieu de ces mêmes rochers , Caleb , que j'allais passer des nuits entières , abîmé dans mes noires pensées; là, j’allais mouiller de mes larmes la pierre où les Howkins avaient reposé leurs têtes!... Oh! quel souvenir! continuez.

caleb, reprenant.

« En approchant, nous entendons le cri plaintif « d’un mourant... nous courons... quel spectacle!... « le seigneur Tirrel baigné dans son sang!... A cette « vue, oubliant ses injustices, je m’agenouillai auprès « de lui, pour lui porter des secours... vain espoir!... « nous reçûmes les derniers soupirs de notre ennemi , « qui , sans nous reconnaître , prononça à plusieurs « reprises le nom du meurtrier. » [Il s’interrompt.) Juste dieu !

Poursuivez.

caleb, reprenant la lecture.

« Que devînmes nous, mon fils et moi, à ce nom,

Page 1