SCÈNE IV
BLOWMER, CALEB.
CAL E B
Mon père, depuis trois mois que je suis entré dans ce château, on vous ni avez fait admettre en qualité de secrétaire, tout est nouveau pour mon cœur et pour mes yeux. Expliquez-moi , je vous en conjure, pourquoi le comte de Falkland, votre élève et votre ami, au milieu «les grandes richesses que lui ont laissées ses pères, fait de sa belle demeure une solitude dont le monde et ses plaisirs n osent approcher ? Di tesmoi quelle est la cause des chagrins dont il est la proie. Satisfaites, s’il est possible, ces désirs curieux qui me poussent malgré moi-meme , à étudier , peutêtre de trop près, cet homme incompréhensible.
BLOWMER.*
Vous me prévenez, mon fds. Je souhaitais depuis huit jours leloigijpnent du comte, pour avoir avec vous un entretien sérieux. Je profite donc de son absence; et je veux, pour vous guérir d’un penchant funeste , de ce désir curieux de pénétrer les secrets de votre maître, vous apprendre ce qu’il est, et par quel jeu du destin, vous le voyez réduit à cet état d isolement et d’infortune, dont la cause fait l'objet de vos recherches, et l’effet celui de votre surprise.
CALEB
Avant de commencer, souffrez que je vous fasse part d’un incident que je me tourmente envain à m’expliquer.