‹ Falloux et le monument commenoratif de la loi de 1850 sur la liberte d'enseignementChapitre 11 sur 73 · DE LA PROVINCE DE TOURS · texte numérisé non relu

DE LA PROVINCE DE TOURS

La gravure dos inscriptions n'allait pas sans difficultés, en raison des chiffres qu'elles contenaient, et que des sympathies croissantes modifiaient à chaque heure , aussi fallut-il réserver jusqu'au moment de l'expédition du piédestal certaines parties du texte arrêté.

La souscription n'était pas close. La Commission s'efforçait, au contraire, de la faire plus active, plus fructueuse qu'à aucune autre date, car ses charges s'aggravaient à mesure que s'exécutaient ses ordres multiples.

Disons sans tarder que la Commission s'abstint, durant cette période, de toute solhcitation envers NN. SS. les Evêques, et cependant le nombre des prélats souscripteurs ne cessa d'augmenter. Dès le début de juin, nous avions reçu l'approbation de cinq cardinaux, seize archevêques et quarante-sept évêqucs. Le lecteur trouvera leurs noms dans le compte rendu de la fête du 7 juillet.

§ 12. — Le chant « Dieu dans V Ecole ».

Entre temps, la Commission recevait le secours inattendu de communications précieuses. C'est ainsi qu'un ami de l'Enseignement libre nous apportait les paroles d'un chœur à plusieurs voix, avec accompagnement de fanfare, ayant pour titre : Dieu dans V Ecole. L'auteur était redevable de la pensée développée dans ses vers à une intervention du sénateur Delahayc à la tribune, aussi Dieu dans V Ecole est-il dédié au sénateur de Mainc-et-Loiro. La musique des strophes qui nous étaient offertes fut aussitôt composée par M. l'abbé Jouin, curé de Saint-Augustin à Paris, ancien élève de Combréo.

Dieu dans V Ecole n'est pas un chant de circonstance dont l'aclualitc pût se trouver épuisée au lendemain de l'inauguration <lu 7 juillet. Nous résolûmes sans doute d'en faire la cantate de la fête commémorativc de la loi de 1850, mais plusieurs établissements libres ayant manifesté l'intention d'inscrire ce chœur au nombre des morceaux qui composent leur « répertoire », nous gardons l'espoir que leur exemple sera suivi. L'Ecole catholique a son drapeau : la Croix ; il est juste qu'elle ait son hymne, à la fois doctrinal et militant, qui soit une réplique aux stances banales ou ridicules qu'exécute l'école athée dans ses jours d'ostentation stérile. Ayons notre chant chrétien, notre « Marseillaise de V Ecole » et qu'elle se grave dans toutes les mémoires d'enfants et de jeunes hommes élevés par l'Eglise, sous la protection de la Liberté d'enseignement.

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