‹ Falloux et le monument commenoratif de la loi de 1850 sur la liberte d'enseignementChapitre 15 sur 73 · III. ~ L'Homme et l'Œuvre · texte numérisé non relu

III. ~ L'Homme et l'Œuvre

Extrait des lettres inédites des Cardinaux, Archevêques et Evêques de France à la Commission d'initiative du Monument.

CARDINAUX De S. E. le Cardinal Coullié, Archevêque de Lyon :

Lyon, 2 novembre 19H.

Cher Monsieur,

Ce n'est ni l'indifïérence ni l'ingratitude qui ont ralenti la souscription en faveur du Monument destiné à honorer la mémoire de M. le comte de Falloux. Il faut bien vous l'avouer, depuis la spoliation, nous sommes devenus pauvres et nous vivons d'aumônes. Nous ne nous plaignons pas, mais plus d'une fois nous sommes obligés d'offrir à Dieu, en sacrifice, l'impossibilité où nous sommes de contribuer aux œuvres qui ne sont pas diocésaines.

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Pour moi, élève de Mgr Dupanloup et son coadjulour à Orléans, je souffrais très spécialement, en la circonstance qui vous préoccupe. Touché par votre lettre de rappel, je vous envoie mon obole, avec le regret de ne pouvoir faire davantage.

Que cette offrande soit le témoignage de ma profonde reconnaissance pour le bien considérable réalisé dans notre France par la loi Falloux. Qu'elle soit aussi une prière pour éloigner de nous les dangers qui menacent l'enseignement chrétien.

Veuillez, cher Monsieur, agréer et faire agréer à MM. les membres du Comité l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués en N.-S.

Ci-inclus deux cents francs.

•}- Pierre, Card. Coullié,

Archevêque de Lyon et de Vienne.

De S. E. le Cardinal Luçon, Archevêque de Reims :

Reims, 6 novembre 1911.

Cher Monsieur,

En qualité d'Angevin, et en reconnaissance des bienfaits que nous devons à la Loi qui porte son nom, je souscris pour une somme de cent cinquante francs au Monument du comte de Falloux. C'est une bien modeste offrande. Mais nous avons tant de charges et si peu de ressources !...

Veuillez agréer, cher Monsieur — et ancien condisciple — l'assurance de mes respectueux sentiments.

-|- L.-J. Cardinal Luçon", Archevêque de Reims.

De S. E. le Cardinal Amette, Archevêque de Paris :

Paris, ?, avril 1912.

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous envoyer mon offrande pour le Monument de M. le comte de Falloux, heureux de m'associer à l'hommage rendu à l'un de ceux qui nous ont conquis la liberté d'enseignement.

Veuillez agréer, etc.

~ Léon-Ad. Cardinal Amette,

Archevêque de Paris.

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De s. E. le Cardinal Dubillard, Archevêque de Ghambéry :

Chambénj, 23 février 1912.

Je vous envoie ma très modeste obole pour le Monument de M. de Falloux.

•]- F.-V. Cardinal Dubillard, Arclievêque de Chambéry.

De S. E. le Cardinal de Cabrières, Evêquc de Montpellier :

Montpellier, Ze26 janvier 1912.

Monsieur,

Le retard mis à vous répondre au sujet du Monument à élever en l'honneur de M. le comte de Falloux ne vient pas de mon indifférence pour ce noble projet. Il suffit de se rappeler de cette expression, si souvent employée : la loi Falloux, pour comprendre les motifs et l'opportunité de votre œuvre. C'est quand les ennemis de la liberté de l'enseignement ne se contentent plus de l'avoir mutilée et restreinte, mais avouent le dessein de la supprimer tout entière, c'est à ce moment qu'il sied aux catholiques de se souvenir des efforts de M. le comte de Falloux pour leur assurer cette indispensable liberté, et de lui en témoigner leur gratitude, en glorifiant sa mémoire par la parole, par les actes, etendonnant,àrune comme aux autres, le commentaire durable d'une inscription gravée sur le marbre ou sur le bronze ; la postérité apprendra ainsi que le temps n'a rien enlevé à ce nom du prestige que lui avaient donné le talent, le courage et une immuable fidélité.

Je vous ai envoyé ce matin ma souscription modeste et je vous offre l'assurance de mon respect,

^ Cardinal de Cabrières, Evêque de Montpellier.

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ARCHEVEQUES De S. G. Mgr Ricard, Archevêque d'Auch :

Auck, 1" mai 1911.

^ Je reçois, cher Monsieur, votre appel. Notre Semaine Religieuse en reproduira l'essentiel. Je ne vous promets pas beaucoup d'argent, en ce pays qui souffre, au delà de toute expression, de la crise actuelle ; mais du moins nous serons avec vous de cœur pour la glorification d'un grand Français et d'un ardent catholique.

Archevêque d'Auch.

De S. G. Mgr Latty, Archevêque d'Avignon :

Avignon, 25 mars 1912.

Monsieur,

Monseigneur l'Archevêque voulant apporter sa petite pierre au magnifique Monument élevé à la mémoire du grand catholique que fut M. de Falloux, me charge de vous faire parvenir son offrande...

Veuillez agréer, etc.

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