EVEQUES
De S. G. Mgr de Cormont, Evêque d'Aire et de Dax :
Rome, 4 juin 1912.
Monsieur le Secrétaire,
Je vous remettrai bien volontiers mon offrande pour le Monument conimémoratif de la loi de 1850. Elle sera modeste, mais offerte de grand cœur pour votre belle et noble entreprise...
Veuillez agréer, etc.
y Marie-Charles de CoRMO^T,
Evêque d'Aire et de Dax.
De S. G. Mgr Dizien, Evêque d'Amiens :
Amiens, le 28 mars 1912.
Monsieur,
Le nom de M. de Falloux reste trop attaché à la liberté de l'enseignement pour que je ne me fasse pas xin devoir de m'associcr au projet qui honorera la mémoire d'un grand catholique et d'un libérateur de l'âme française... Veuillez agréer, etc.
•J- Léon, Evêque d'Amiens.
De S. G. Mgr Rumeau, Evêque d'Angers. '
La Semaine Religieuse du diocèse d'Angers du 7 mai 1911 renfermait, dans sa partie officielle, notre appel relatif à la messe de Requiem, et l'Evêque d'Angers faisait suivre notre texte des lignes ci-après :
J'acquiesce pleinement à cette religieuse initiative en faveur de celui qui fut un grand serviteur de l'Eglise, et un véritable champion de la liberté d'enseignement.
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L'Anjou s'honore de lui avoir donné naissance. Il garde pieusement sa tombe. Nous avons donc, plus qu'ailleurs, le devoir de glorifier cette noble figure, puisque au sentiment de la reconnaissance vient se joindre celui d'une légitime fierté.
C'est pourquoi j'autorise avec bonheur les maisons d'enseignement libre du diocèse à célébrer, le 11 mai prochain, une messe pour le repos de l'âme de M. le comte de Falloux. Je la dirai à la même intention.
Angers, le 4 mai 1911.
•|- Joseph,
Evêque d'Angers.
On trouvera plus loin la lettre-circulaire de l' Évoque d'Angers adressée, le 12 juin 1912, par Sa Grandeur au clergé de son diocèse.
De S. G. Mgr Meunier, Évêque d'Évreux :
Evrcux, 16 avril 1912.
Monsieur le Trésorier,
C'est l'heure d'élever ce Monument, comme protestation contre le projet de détruire la liberté d'enseignement quenousdovons àce vaillant catholique.
Agréez, Monsieur, etc..
•]• Philippe,
Evêque d'Evreux.
De S. G. Mgr de Bonfils, Évêque du Mans :
Le Mans, 29 mai 1912.
Avec ses excuses, le plus pauvre des Evoques envoie sa souscription pour le Monument de M. de Falloux, très heureux de l'hommage rendu à ce vaillant défenseur de la liberté d'enseignement.
•f Marie-Prosper,
Evêque du Mans.
De S. G. Mgr Marbeau, Évêque de Meaux :
L' Évêque de Meaux, en faisant parvenir son offrande à la Commission d'initiative, a bien voulu lui donner communication
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de la lettre qu'il adressait au clergé et aux fidèles de son diocèse, « à l'occasion du centenaire de la naissance de M. le comte de Falloux, ancien ministre de l'Instruction publique, auteur de la Loi de 1850, pour la liberté d'enseignement » :
M eaux, 1" moi 1911.
Messieurs et Chers Collaborateurs et mes bien Chers Frères,
Le mois de mai nous rappelle la date qui marque le centenaire de la naissance d'un grand Français et d'un grand chrétien, auquel la France catholique doit le double tribut de la piété et de la reconnaissance.
Monsieur le comte de Falloux, l'auteur de la loi qui consacrait en France la liberté d'enseignement, a demandé lui-même le bienfait d'une prière de la part des générations d'âmes qui ont profité, pour leur formation religieuse, morale et patriotique, de cette imprescriptible liberté.
Nous inspirant de sa pieuse pensée, nous avons à cœur de nous associer tous au juste tribut qui peut rendre le plus utile et le meilleur hommage à sa mémoire vénérable.
Aussi Nous vous prions de célébrer, comme Nous, au premier jour libre, la Sainte Messe à l'intention de cet insigne bienfaiteur du Pays et de l'Eglise. Tous les fidèles pourront s'y unir dans nos paroisses, et surtout la jeunesse dans les maisons d'éducation et d'enseignement libre et chrétien.
Nous répondrons pleinement à son désir en associant à son souvenir la mémoire de ses vaillants collègues et amis qui ont soutenu le bon combat sous la conduite d'un si digne chef. Ils ont assuré, avec la liberté des âmes et des consciences, la liberté des pères et des mères, que nous devons défendre et garder fidèlement pour l'honneur de la France.
•J* Emmanuel, Evèque de Meaux.
De S. G. Mgr Gély, Évoque de Mendc :
Moule, le 25 décembre 1911.
Tri s honoré Monsieur,
Je m'associe bien volontiers, avec mes vénérables collègues de l'Episcopat, au projet que vous avez conçu d'honorer « l'auteur de la Loi libératrice de 1 850 et le promoteur de l'Expédition de Rome » , avec la pensée de provoquer un courant d'opinion pour la défense des derniers vestiges de celte loi salutaire.
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Je bénis votre noblo initiative et je vous envoie ma modeste offrande. Veuillez agréer, etc..
•J- Jacques, Evêque de Mende,
De S. G. Mgr Turiiiaz, Évêquc de Nancy :
Nancy, /e 15 juin 1911.
Monsieur,
J'éprouve de 1res vifs regrets de n'avoir pu, jusqu'à présent, vous envoyer mon offrande pour le Monument que les catholiques angevins et, je l'espère, les catholiques de France, vont élever à la mémoire de M. de Falloux. C'est une grande œuvre de reconnaissance et de justice.
Agréez, etc..
^ Charles-François, Evêque de Nancy.
Je joins à cette lettre un billet de couL francs. De S. G. Mgr Chapon, Évoque de Nice :
Nice, 26 avril 1911.
Messieurs,
Je viens de recevoir votre appel à l'occasion du centenaire du comte de Falloux. J'ordonne qu'il soit reproduit dans ma Semaine Religieuse, entête de son prochain numéro, et je m'empresse de vous adresser, avec ma modeste offrande, ma cordiale adhésion.
Je célébrerai moi-même le Saint Sacrifice de la messe, à Nice, dans la chapelle de notre collège Masséna, pour l'illustre promoteur de la loi de 1850.
Je fais tous mes vœux pour que votre généreuse initiative ait tout le succès qu'elle mérite. Nous serions ingrats si nous laissions passer le centenaire de nos grands défenseurs, d'un Montalembert, d'un Falloux, sans saluer et glorifier leur mémoire; nous commettrions une faute, même au sens politique, car rien ne discrédite les grandes causes comme l'ingratitude envers ceux qui les ont le plus vaillamment et le plus efTicacement servies.
Cette faute s'aggraverait encore dos circonstanres que nous traversons, et l'heure serait mal choisie pour oublier celui qui attacha son nom à la con-
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quête de la liberté d'enseignement, à la défense du Saint-Siège et de son indépendance.
Notre abstention et notre silence contrasteraient trop douloureusement d'ailleurs avec les infatigables et bruyantes manifestations de nos adversaires, chaque fois qu'une occasion vient évoquer le souvenir de leurs plus contestables héros.
Cette considération que ceux qui consacrèrent à l'Eglise tant d'éloquence, de labeurs et de dévouement ne furent peut-être pas en tout ni toujours parfaits, ne saurait nous être une excuse.
Aussi bien, ceux qui connurent M. de Falloux dans l'intimité, comme il me fut donné aux jours de ma jeunesse, savent qu'aussi grand dans sa vie intime par sa foi et ses vertus chrétiennes que dans sa courte et féconde carrière politique, il est digne de l'hommage que vous solHcitez pour lui.
En vous écrivant ces lignes, mon souvenir ému revit notre dernière rencontre. C'était à la gare des Aubrais, près Orléans, où il m'avait donné rendezvous. Il revenait de Rome, attendri du cordial accueil que lui avait fait Léon XIII et la main encore chaude de l'afTeclucuse étreinte avec laquelle il lui avait dit: « Monsieur de Falloux, vous êtes un bon, un grand serviteur de l'Eglise )), ainsi qu'en témoigna dans une lettre publique Mgr di Rende, notre nonce à Paris. « Cher Monsieur l'abbé, dit-il en me quittant, permettez de vous embrasser comme un vieil évêque », Il faisait allusion à Mgr Dupanloup, et me donna rendez-vous au Bourg-d'Iré.
Je l'y revis quelques mois plus tard, dans la sérénité de sa mort, au jour de ses funérailles, si touchantes dans la pieuse modestie qu'il leur avait voulue.
Après un quart de siècle déjà passé sur sa tombe, votre appel vient au moment propice pour ranimer, dans les âmes capables de souvenir et de reconnaissance, l'hommage rendu par Léon XIII à celui qui fut un bon et grand serviteur de l'Eglise.
J'ai tenu pour ma part à vous en remercier.
Votre bien respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.
•j- Henri, Evêque de Nice.
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