‹ Famille Charles-Edouard Gagnon [microforme]Chapitre 5 sur 12 · PP, | ON · texte numérisé non relu

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vieille France célébrant une noce dans les forêts du nouveau-monde !

C'était à la fin de septembre. ! Ceux qui ont visité notre pays à cette époque de l’année savent de quelles merveilleuses couleurs se revêtent alors nos forêts d’érables, de hêtres et de bouleaux. Atteintes par les premières gelées de l’automne, elles se dépouillent de leur vert manteau et prennent une parure soyeuse, riche et brillante : leur feuillage devient orange, rose, rouge, avec les

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nuances les plus diverses

Tous les Gagnon du Canada descendent des trois frères Mathurin, Pierre et Jean, et d’un quatrième Gagnon — Robert—fils de Jean Ga-

(1) Le 30 septembre 1647.

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gnon et de Marie Gestray, de Ventrouze, pays de Perche.

Le père dé M. Charles-Edouard Gagnon, —M. Antoine Gagnon, né à Québec le ler janvier 1768, et mort à la Rivière-du-Loup (district des Trois-Rivières) le 20 mars 1824, — appartenait à Ja congrégation Notre- Dame du petit séminaire de Québec Où il avait fait se3 études classiques.

Il continua toute sa vie à dire, chaque Jour, l’office de la Sainte Vierge. Les dimanches et les Jours de fête, il chantait l'hymne “0Q Gloriosa Domina,. ”

Il était notaire, de même que son frère Pierre-Evariste Gagnon, greffier des journaux français de l’Assemblée Législative. Celui-ci était célibataire, Un autre frère, l'abbé Joseph Ga-

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gnon, fut curé de la Sainte-Famille (Ile d'Orléans).

Marie-Reine Rimbault, mère de Charles-Edouard Gagnon, était fille de François Rimbault, chirurgien français, et de Madeleine Sicard de Rives. Elle mourut à la Rivière-du- Loup le ler septembre 1828.

(1) On lit dans la Gazette de Québec du 8 sep. tembre 1828: “ Décédée, à la Rivière-du-Loup, lundi dernier, le ler, Dame Reine Rimbault, épouse de feu À. Gagnon, écuyer, notaire. Madame Gugnon éfait l'épouse de ce citoyen respectable qui, sous la fameuse administration de Craig, avait préféré sovuttrir un emprisonnement de plusieurs mois plutôt que de se soumettre à . l'oppression qu'on voulait exercer contre lui et ses concitoyens ; et sa respectable épouse, celle dont nous déplorons la perte aujourd'hui, au lieu de l’induire à se montrer lâche et traitre envers ses compatriotes, fut la première à l'encourager, et l’'accompagna jusqu'à son cachot. Elle l’exhorta à souffrir une captivité passagère dont il fut bien récompensé par l’amitié, l'estime et le

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