‹ Famille Charles-Edouard Gagnon [microforme]Chapitre 6 sur 12 · RE: SPA · texte numérisé non relu

RE: SPA

Monsieur C.-E, Gagnon n’avait.pas

respect que lui témoignèrent ceux qui ne partageuient pas les opinions de l’oppression. ?’

M. Antoine Gagnon était, par caractère comme par éducation, un ami de l'ordre. Pour expliquer son incarcération temporaire, il faut se rappeler qu'il vivait au temps où Ryland, l’ennemni de tout ce qui était catholique et canadien, faisait sentir sa néfaste influence dans les sjhères gouvernementales. Quant à Madunie Gagnon, sa femme, elle devait partager ses sentiments de ‘“]Joyauté.’ Elle était nièce ou cousine germaine de Pierre Sicard, sieur Derives, qui parait avoir joué un certain rôle pendant l'invasion de 1775, comme ami du gouvernement légitime, et qui fut fait

prisonnier par les Américains. Plusieurs pièces

conservées dans les papiers de la famille font mention du séjour de Pierre de Sicard dans la prison d’Albany. Voici une de ces pièces, qui est d'une très belle écriture:

& J& promais payer en Canada à Henry Treille ou ordre, la somme de quatorze piastres d’Espa. gne, argent sonant, valleur reçue dans mon besoin en ma prison.

Albany, le deuxième juin mil sept cent soixante dix huit.

(Pierre DE Sicarp,

‘“ Je supplie Monsieur Louis Sicard, mon père,

ni ll vie

de frère. Il avait une sœur © qui ne se maria pas, et ne quitta jamais la maison paternelle, même lorsque celle-ci fut devenue la maison de son frère,

Monsieur Ch -Ed. Gagnon épousa, le 20 juin 1826, Demoiselle Julie- Jeanne Durand, fille du colonel Marin- François Durand, de Cumberland Head, près Plattsburgh, Etat de New-York, ® et petite-fille, par sa

à la Rivière du Loup, en Canada, de payer pour moi au porteur cy dessus, la somme y contenue. I] obligera son serviteur très humble et fils,

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