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partie dans la forêt, entre le lac Champlain et le fleuve Saint-Laurent, et 1l y avait aussi le solitaire bois de la Valtrie à traverser, le long du grand fleuve. La jeune fille arriva sans accident chez sa tante, et passa plusieurs mois dans la paroisse entièrement ou presque entièrement catholique de Saint-Antoine de la Rivière-du-Loup, une ancienne mission des Pères Franciscains Récollets.
C'est à que l’attendait le grand événement de sa vie.
La petite vérole sévissait dans la paroisse, et la jeune Américaine dit un jour à sa tante : —“ Je pourrais bien être atteinte de la maladie comme beaucoup d’autres : il serait temps de me faire baptiser. . . .”?
Ce fut Emilie Sailly, — Madame
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Ferris, — la tonte petite fille laissée en France lorsque ses parents partirent pour l'Amérique, et, à cause de cette circonstance, élevée dans Île catholicisme, qui devint l'instrument
de la conversion de sa nièce.
Julia-Jane Durand fut baptisée à la Rivière-du-Loup, par M. Jacques Lebourdaïs, curé du lieu, le 29 juin 1823, à l’âge de vingt ans et quelques mois. Elle eut pour parrain M. Antoine Gagnon, notaire, dont elle devait plus tard épouser le fils, et pour marraine Marie-Louise-Emilie Sailly, — Madame John - Horatio Ferris, — sa tante.
Julia-Jane Durand avait vingt-
(1) Avant son baptême, Madame C.-E. Gagnon portait le nom de Jane Durand, Elle fut baptisée sous le nom de Julie Durand.
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trois ans lorsqu'elle épousa Charles- Edouard Gagnon, notaire, de la Rivière-du-Loup, qui, lui-même, avait près de vingt-six ans. Les jeunes finncés et leurs parents et amis quittèrent Cumberland Head, près Plattsburgh, un peu avant la mi-juin de l’année 1826, pour se diriger vers le Canada, où devait se faire le mariage, à cause de l'absence de prêtre catholique dans la région du lac Champlain. Un groupe d’Acandiens s'était fixé à Sainte-Marzuerite de Blairfindie, à l'endroit appelé aujourd’hui l’Acadie, dans le comté de Saint-Jean, province de Québec. C’est là que fut célébré le mariage, le 20 juin 1826, en présence de monsieur le curé P4quin, de M. Louis Archambault, notaire, et d’un certain nombre de pa-
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rents et d'amis des jeunes époux :
François Durand, Pierre Gagnon, Anne-Elise Blanchard-Sailly, Guil laume Blanchard, George Marsh.
Madame Charles-Edouard Gagnon, devenue Canadienne, attira à elle ses parents lorsqu'ils furent devenus vieux. Marin-François Durand, né en Normandie, et sa femme, Bernurdine Sailly, née en Champagne, — mon grand-père et ma grand’ mère, — moururent tous deux à la Rivièredu-Loup.
Quant à Madame Ferris (tante de ma mère), elle eut la consolation de voir son lari se convertir au catholicisme. Ce fut l’abbé Ladislas de Calonne, chapelain des Ursulines
des Trois-Rivières, ® qui reçut l’ab-
(1) Ce prêtre de vénérée mémoire était le frère
aus DT) ne
Juration du docteur John-Horatio Ferris, à la Rivière-du-Loup, ainsi qu’il est rapporté dans l'Histoire des Ursulines des Trois-Rivières, volume IL, page 92. 0)
Madame C.-E. Gagnon parlait facilement le français dans les dernières années de sa vie. Elle mourut à la Rivière-du-Loup (Louiseville) le 26 janvier 1851, à l’âge de quarante-
huit ans. Elle chantait souvent,
de Charles-Alexandre de Calonne, ministre de Louis XVI et contrôleur des finances de France.
(1) L'abbé de Calonne écrivait à l’évêque de Québec à la date du 28 février (pas d'année) : “J'ai l'honneur de vous envoyer, Monseigneur, l'acte d’abjuration du docteur Ferris, de la Rivière-du-Loup, comme le prescrit le rituel. Elle s’est faite avec beaucoup d’édification dans la sacristie.’?
Madame Ferris mourut à Détroit (Michigan)
en 1843. Sa fille Emilie a épousé un M, Moore de cette même ville.
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mais presque toujours en anglais ou en gaélique, et avait fréquemment sur les lèvres des récits qui rappelaient son origine étrangère.
Madame Gagnon eut une nombreuse famille dont les survivants actuels sont Madame J. Gauvin, MM. Ernest, Arthur et Gustave Gagnon. (Janvier 1898.)
Il y a quelques années, Monsieur John-Boynton Palmer, un de nos cousins des Etats-Unis, fit la Wdécouverte de la branche française de la famille Sailly (alias Maire, alias Quartier), en France. Depuis lors il s’est établi une correspondance extrêmement intéressante d’un hémisphère à l’autre, entre les familles
françaises de Massey, Bardonnaut,
PE à Le
de Finance, (de Langres et de Lyon), et les familles américaines et canadiennes Palmer, Bomford, Edson, Mead, Buel, Wicker, Moore, Gagnon, Gauvin et Letondal.
Québec, 1898.
ANCÊTRES MATERNELS DE MADAME CHARLES-EpouArRD GAGNON