‹ Famille Charles-Edouard Gagnon [microforme]Chapitre 8 sur 12 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

Charles-Edouard Gagnon et Julie- Jeanne Durand, mariés à Blairfindie (L’Acadie) le 20 juin 1826, père et mère de Antoine, © Bernardine, Charles, ® Edouard, © Ernest, (

(1) Marie-Reine Rimbault, mère de C.-E. Gagnon, était fille de François Rimbault, chirurgien français, (né à Toulon, en Provence,) et de Madeleine Sicard de Rive. (Celle-ci était fille de Louis Sicard de Rive et de Catherine Pombert.>—Le docteur Rimbault ou Rimbaud, demeura pendant longtemps aux Trois-Rivières,

(2) Mort en 1874, célibataire.

(3) Elle épousa M. Joseph Gauvin en 1852,

(4) Mort à l’âge de neuf ans.

(5) 11 épousa Dernoiselle Zoé Wells en 1855,

(6) Il épousa Demoiselle Caroline Nault en

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Adolphe, ® Elise, ® Arthur, ® et

Gustave ® Gagnon.

QUELQUES NOTES GÉNÉALOGIQUES ET BIOGRAPHIQUES SUR MADAME CHARLES- EbOuaRD GAGNON (NÉE DurAnp), ÉCRITES PAR L'UN DE SES FILS.

Ii y a plus de deux siècles et demi que mon ancêtre paternel, Mathurin Gagnon, vint se fixer en pleine forêt canadienne, sur les bords du fleuve

Saint-Laurent, et y fonda une famille

1860, puis, en secondes noces, Demoiselle Emma imon, en 1874.

(l) Mort à l’âge de cinq ans.

(2) Elle épousa M. Paul Letondal en 1860.

(3) 1 épousa Demoiselle Sophie Thibaudeau en 1869, puis, en secondes noces, Dame Albina Brault de Pominville, veuve F..0. Rinfret, en

(4) [lépousa Demoiselle Séphora Hamel, en

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d'habitants de la Nouvelle France.

Mes ancêtres paternels ont done connu les viscissitudes des commencements de Ja colonie et de cette période de notre histoire nationale connue sous le nom de ‘“ temps héroiques du Canada.”

Par ma mère, née à Plattsburgh, sur les bords du lac Champlain, le 8 février 1803, je touche de plus près à la France, puisque son père, Marin- François Durand, était né à Caen, en Normandie, et que sa mère, Marie-Louise - Eléonore-Sybille -Bernardine Sailly (alias Maire), était née à Larzicourt, en Champagne,

On remarque, dans la petite ville de Plattsburgh (Etat de New-York), trois rues ou avenues qui rappellent

le souvenir de ses fondateurs: l’a.

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venue Sailly, la rue Platt et la rue Durand. La première fut nommée d’après le nom de Pierre Sailly, membre du Congrès des Etats-Unis, mon biaïeul; la deuxième fut nommée d’après le nom de Théodore Platt, mon grand-oncle ; enfin la troisième fut nommée d’après le nom du colonel Marin-François Durand, mon grand-père.

Lorsque mon bisaïeul Pierre Sailly quitta la France pour venir s'établir en Amérique, il emmena avec lui sa jeune femme, Marie-Louise- Eléonore Caillat, © et ses filles Bernardine et

ee —

(1) Mort en 1825.

(2) Le portrait d'Eléonore Caillat, ma bisaïeule, m'a été envoyé, il y a quelques années, par mon cousin Ernest de Massey, de Langres, France, La jeune femme y est représentée à l’âge de vingtans, avec le costume qu'elle portait

ne

Julie. La première était alors âgée

de neuf ans. Une autre enfant, —

au sacre de Louis XVI, à Reims. (Elle avait assisté à cette cérémonie avec sa sœur aînée.) — Elle était la plus jeune fille de Jean-Claude Caillat, de Vitry-le-Français, avocat en Farlement et agent fiscal de la baronie de Larzicourt, et de Marie-Thérèse LeBel. Elle épousa mon bisaïeul, Pierre Maire, alias Sailly, à Larzicourt, le 19 décembre 1775, et mourut dix ans plus tard, le 23 décembre 1785, à Cumberland Head, près Plattsburgh, Etats-Unis, à l’âge de 31 ans et 7 mois, environ un an après son arrivée en Amérique.

M. Sailly, de son mariage avec Eléonore Caillat, eut un fils (Louis) et trois filles : Bernardine, mariée à M.-F. Durand; Julie, mariée à Théodore Platt, et on secondes noces à Samuel Buel, et Enilie, mariée au docteur J.-H. Ferris.

Pierre Sailly se maria en deuxièmes noces à Marianne-Adélaïde Grellier, née à Gruey (Vosges), et en eut plusieurs enfants : Charlotte (Madame Palmer), Eléonore (Madame Poynton) et Frédéric.

Ce dernier (Fréderic Sailly) épousa en premières noces Mile Elise Blanchard, et en deuxièmes noces Mile Platt, veuve Russell. J'ai connu M. Fréderic Sailly et sa deuxième femme à Plattsburgh, en 1872,

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Emilie, — âgée de deux ou trois ans, fut laissée en France (aux soins de Mademoiselle Caïillat, sœur aînée de

Madame Sailly, ) parce qu’on redoutait pour elle les fatigues de la tra-

versée,

Cette traversée fut effectivement assez pénible, et dura trois mois.

Emilie Sailly (ou Maire) ne vint en Amérique qu’à l’Âge de dix-sept ou dix-huit ans. Elle était catholique, tandis que ses sœurs ainées, élevtes aux Etats-Unis dans une localité où il n'y avait pas de prêtre, et qui étaient très jeunes encore lorsqu’elles perdirent leur mère, ne connaissaient guère le catholicisme que de nom.

Emilie Sailly épousa le docteur John-Horatio Ferris, et vint demeu-

rer avec son mari dans le Bas-Ca-

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| nada, à la Rivière-du-Loup, aujour- | d’hui Louiseville.

| Sa sœur aînée, Bernardine, (ma grand’/mère,) épousa un jeune Fran- | çais huguenot (?), M. Durand, et en eut trois enfants : Charles, Elisabeth (Madame Clarke), et Julia-Jane (Madame C.-E. Gagnon), ma mère.

| Celle-ci avait vingt ans lorsqu'elle | partit de Plattsburgh pour aller faire | visite à sa tante Madame Ferris (Emilie Sailly), à la Rivière-du- Loup. Le trajet se faisait alors en

(1) Femme du général Newman-Strong Clarke.

U | | | J'ai fait, en 1872, la connaissance de ma tante Madame Clarke, qui était très âgée, mais vécut encore plusieurs années. Elle demeurait alors à Elizabetn (New-Jersey) avec ses aimables filles Louise-Victoire (Madame général Bomford), Fanny (Madame Edson) et de charmants petitsenfants.

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