LES FAMILLES CANADIENNES
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C'est en 1660 qu'un jeune homme, Dollard des Ormeaux se met à la tête de seize compagnons d'armes, et forme avec eux le wénéreux dessein d'aller à la rencontre d'un grand parti d'froquois, qui devait bientôt fondre sur Montréal, Trois-Rivières et Québec, Avant d'aller affronter courageusement la mort, tous ces jeunes braves s'approchent religieusement des sacrements, et en piésence des Saints Autels s'engagent par un serment solennel à ne demander et à n'accepter aucun quartier, et à combattre jusqu'à leur dernier souffle de vie.
Trois cents lroquois descendaient ulors la rivière des Outaouais, pour rejoindre un autre parti de c*-4 cents aux îles du Richelieu, et fondre tous ensemble sur les Trois: Rivières et sux Québec,
Dollard les rencontre au pied du Long Sault, sur la rivière des Outaouais, à huit ou dix lieues au-dessus de l'Ile de Montreal. (a) Il y cantonne sa petite troupe, et y envage le combat contre ces trois cents ennemis, fortifiés par l’arrivée soudaine des cinq cents autres froquois du Richelieu. Ainsi assiégés par huit cents ennemis, les dix-sept braves Français se battent comme des lions, se défendent à coup de pistolet et d'épée, avec une ardeur de courage et d'intrépidité qui étonne ces barbares,
Il était cependant impossible qu'un si petit nombre de braves püt longtemps résister, et c'était une nécessité pour eux de tomber enfin au milieu d'un si affreux carnage, Après huit jours de résistance le brave Dollard reçu le coup mortel, mais la mort de ce héros, loin d'ébranler le courage de ses compagnons, sembla les avoir rendus plus audacieux et plus intrépides. Chacun d'eux enviais une mort si glorieuse, lorsque les Troquois, renversant le porte du fort, y entrent en foule, et voient fondre sur eux le petitnombre de Français qui restaient encore. L'épée d'une main, le couteau de l'autre, ces braves jeunes gens frappent de toutes parts avec une telle ardeur que l'ennemi perdit jusqu'à la pensée de faire des prisonniers,
° 4° 4e défaire au plus vite de ce petit nombre de combattants qui en mourant les menane destruction générale, s'ils ne se hâtaient de les exterminer. %: de cette résistance, les lroquois se retirèrent au plus tôt, et toute la colonie
ons retrouvé, dans les minutes du greffe de Montréal, le testament de la plupart [rte , passé le 16 avril 1660. Une clause entre autres se lit comme suit :
“Désirant aller en parti de guerre avec le Sieur Dollard, pour courir sur les Iroquois, et ne sachant comment il plaira à Dieu de disposer de ma personne dans ce voyage, j'institue, en cas de mort, un héritier unis:rsel de tous mes biens, à la charge de faire célébrer, dans la paroisse de Ville-Marie, quatre grand'messes et d'autres pour le repos de mon âme.”
Recueillons avec respect et conservons avec amour les noms de ces héros anadiens :