‹ Fanchon la vielleuseChapitre 27 sur 52 · TANCHON, LATTAIGNANT · texte numérisé non relu

TANCHON, LATTAIGNANT

LAT TAIGNANT,

Qu'avéz-vous donc ?

F A N c H o M , avec aballeniênt et s' essuyant la figure. Il fait une chaleur !...

LATTAIGNANT

Vous paraissez troublée.

Ce n'est rien, mon cher abbé.

' LATTAIGNANT

Rien !..., Vous qui n'êtes jamais trlsle.... que du ciiagrin des autres.... Serait-ce donc cette jeune inconnue.... J'y suis.

AIR : J'ai vu partout dans mes voyoges..

C'est un déses[)oir d'flinoiircHe j D'un père Ton fuit la rigueur :

Vous voulez sauver la fillette Du repentir, du déshonneur.

Voire zèle à la fuis seconde Les droits du père et des amours, Vous rendrez heureux tout le monde; Far.chon, ce sont là de vos tours.

Hé bien , monsieur Pabbé , m'apportez-vous les coupTels pour la nouvelle mai échale de Villancourt?

L ATTAIGNANT

Fille d'un financier la petite a fait un beau rêt'e.

Elle vient ce soir au boulevard faire briller sa livrée, se^ nouveaux équipages.

Je n'ai plus que six couplets à faire.

Achevez-les avant dîner, je vous en prie.

LATTAIGNAJÏT.

Aurons-nous monsieur de Sainte-Luce?

F A N c H o N , avec trouble.

Je le crois.

LATTAIGNANT

Et le jeune peinire ?

F A N c H o N , émue.

Edouard?

LATTAIGNANT

Je l'aime beaucoup , et vous ue le haïssez pas. Serat-il des nôtres ?

FAKCHON,£/e même.

Je l'espère.

LATTAIGNANT

Comme vous êtes énuie !

Mes coupl ets , l'abbé. *

LATTAIGNANT

Eanchon! Fanchon ' qu'avez-vous fait de notre gaîté?

F A Ji c H o N.

Mes couplets , je vous en prie. Tenez, passez dans ce boudoir.

LATTAIGNANT

air: On se chagrine trop vite.

Ce boiuioir est nion parnasse; Ma muse sera Fancfion :

Que n'ai-je i'esprit, la f^râce De ce nouvel Apollon!

Déjà ma verve s'anime:

3Viais, dans un doux abandon, îWon cœur en chercliant la rime Craint d'y laisser la raison.

( L'abbé entre dans le boudoir : Fanchon l'enfcrmn . et va frapper à la porte vis-à-yis. J

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