TANCHON, LATTAIGNANT
LAT TAIGNANT,
Qu'avéz-vous donc ?
F A N c H o M , avec aballeniênt et s' essuyant la figure. Il fait une chaleur !...
LATTAIGNANT
Vous paraissez troublée.
Ce n'est rien, mon cher abbé.
' LATTAIGNANT
Rien !..., Vous qui n'êtes jamais trlsle.... que du ciiagrin des autres.... Serait-ce donc cette jeune inconnue.... J'y suis.
AIR : J'ai vu partout dans mes voyoges..
C'est un déses[)oir d'flinoiircHe j D'un père Ton fuit la rigueur :
Vous voulez sauver la fillette Du repentir, du déshonneur.
Voire zèle à la fuis seconde Les droits du père et des amours, Vous rendrez heureux tout le monde; Far.chon, ce sont là de vos tours.
Hé bien , monsieur Pabbé , m'apportez-vous les coupTels pour la nouvelle mai échale de Villancourt?
L ATTAIGNANT
Fille d'un financier la petite a fait un beau rêt'e.
Elle vient ce soir au boulevard faire briller sa livrée, se^ nouveaux équipages.
Je n'ai plus que six couplets à faire.
Achevez-les avant dîner, je vous en prie.
LATTAIGNAJÏT.
Aurons-nous monsieur de Sainte-Luce?
F A N c H o N , avec trouble.
Je le crois.
LATTAIGNANT
Et le jeune peinire ?
F A N c H o N , émue.
Edouard?
LATTAIGNANT
Je l'aime beaucoup , et vous ue le haïssez pas. Serat-il des nôtres ?
FAKCHON,£/e même.
Je l'espère.
LATTAIGNANT
Comme vous êtes énuie !
Mes coupl ets , l'abbé. *
LATTAIGNANT
Eanchon! Fanchon ' qu'avez-vous fait de notre gaîté?
F A Ji c H o N.
Mes couplets , je vous en prie. Tenez, passez dans ce boudoir.
LATTAIGNANT
air: On se chagrine trop vite.
Ce boiuioir est nion parnasse; Ma muse sera Fancfion :
Que n'ai-je i'esprit, la f^râce De ce nouvel Apollon!
Déjà ma verve s'anime:
3Viais, dans un doux abandon, îWon cœur en chercliant la rime Craint d'y laisser la raison.
( L'abbé entre dans le boudoir : Fanchon l'enfcrmn . et va frapper à la porte vis-à-yis. J