FANCHON, VINCENT, ADÈLE
C'est moi, Vincent ; ouvrez.
Approchez, mademoiselle
ADÈLE
Madame...
Avant tout. dife?-moi si vous êtes la fille de M.Bertrand, épicier rue des Lombards.
ADÈLE
Oui , madame.
Votre événement m'a i^eaucoiip inléressée.Vous m'avez été recommandée par M. de Sainie-Lnce, votre libérateur.
ADÈLE
Je voudrais bien le voir.
FANCHON, à pari.
Et moi aussi.
ADÈLE
OÙ est-il donc, madame?
FANCHON
r.ii ce moment il se bat avec votre ravisseur.
ADÈLE
Ciel ! que de bontés !
VINCENT, à Fanchon.
■\ le est bien naïve.
(46) SCENE V 1 l ].
LES PRÉcÉD£Ns, FLORINE, accourant.
Grande nouveMe! M. Pldoiiard. . il ne lui est rien arrivé!
Qui a pu vous instruire ?
FLORINE
J'e viens de le voir desc eudre de voiture.
VINCENT
Vous parlez de M. Edouard...
FLORINE
Les voici.
LES PRÉcÉDENs, SAIXTE-LUCE, EDOUARD.
(Ils entrent en se tenant par la niain.J
SAINTE-LUCE
Air du pas redoublé.
Fanchon , vous me voyez vainqueur;
Oui, gr4ce à sa prudence, J'ai terrassé le ravisseur ,
Et vengé l'innocence.
Mon cœur n'est touché qu"à demi
De cet instant de gloire; Car j'ai fait un nouvel artii
Plus cher que ma victoire.
FANCHON, regardant Edouard.
Vous n'imaginez pas, messieurs, le plaisir que j'ai à vous revoir. J
SAINTE-LUCE, bas , à Edouard. 1
Cela vous regarde, colonel.
{Bas, à S ointe- Lu ce.) SWencc. {H lut , à Faiiclion.) Nous devinions voi inquiétiuies , et nous los pail avions. SAINTE-LUCE, apercevant Adeie.
Je ne me trompa p^s .. c'^'-t 'a ieuiie personne de ce matin... Voici la dame dont ie viens d'ôtre lépreux chevalier.
ADÈLE
C'est monsieur qui serait...
SAINTE-LUCE
Oui, parbleu! moi-mêrTie qui vous ai sauvée ce matin des entreprises de M. de Forcebrune, que jeviens de blesser.
ADÈLE
Monsieur est bien honnête.
SAINTE-LUCE
Ah! je suis honnête! {lis rient aux éclats.^ Délicieux, d'honneur 1