‹ Fanchon la vielleuseChapitre 28 sur 52 · FANCHON, VINCENT, ADÈLE · texte numérisé non relu

FANCHON, VINCENT, ADÈLE

C'est moi, Vincent ; ouvrez.

Approchez, mademoiselle

ADÈLE

Madame...

Avant tout. dife?-moi si vous êtes la fille de M.Bertrand, épicier rue des Lombards.

ADÈLE

Oui , madame.

Votre événement m'a i^eaucoiip inléressée.Vous m'avez été recommandée par M. de Sainie-Lnce, votre libérateur.

ADÈLE

Je voudrais bien le voir.

FANCHON, à pari.

Et moi aussi.

ADÈLE

OÙ est-il donc, madame?

FANCHON

r.ii ce moment il se bat avec votre ravisseur.

ADÈLE

Ciel ! que de bontés !

VINCENT, à Fanchon.

■\ le est bien naïve.

(46) SCENE V 1 l ].

LES PRÉcÉD£Ns, FLORINE, accourant.

Grande nouveMe! M. Pldoiiard. . il ne lui est rien arrivé!

Qui a pu vous instruire ?

FLORINE

J'e viens de le voir desc eudre de voiture.

VINCENT

Vous parlez de M. Edouard...

FLORINE

Les voici.

LES PRÉcÉDENs, SAIXTE-LUCE, EDOUARD.

(Ils entrent en se tenant par la niain.J

SAINTE-LUCE

Air du pas redoublé.

Fanchon , vous me voyez vainqueur;

Oui, gr4ce à sa prudence, J'ai terrassé le ravisseur ,

Et vengé l'innocence.

Mon cœur n'est touché qu"à demi

De cet instant de gloire; Car j'ai fait un nouvel artii

Plus cher que ma victoire.

FANCHON, regardant Edouard.

Vous n'imaginez pas, messieurs, le plaisir que j'ai à vous revoir. J

SAINTE-LUCE, bas , à Edouard. 1

Cela vous regarde, colonel.

{Bas, à S ointe- Lu ce.) SWencc. {H lut , à Faiiclion.) Nous devinions voi inquiétiuies , et nous los pail avions. SAINTE-LUCE, apercevant Adeie.

Je ne me trompa p^s .. c'^'-t 'a ieuiie personne de ce matin... Voici la dame dont ie viens d'ôtre lépreux chevalier.

ADÈLE

C'est monsieur qui serait...

SAINTE-LUCE

Oui, parbleu! moi-mêrTie qui vous ai sauvée ce matin des entreprises de M. de Forcebrune, que jeviens de blesser.

ADÈLE

Monsieur est bien honnête.

SAINTE-LUCE

Ah! je suis honnête! {lis rient aux éclats.^ Délicieux, d'honneur 1

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