‹ Fanchon la vielleuseChapitre 8 sur 52 · F A N C II O N · texte numérisé non relu

F A N C II O N

Florine, ¥lorine : lié bien ! tu ne m'entends pas ?

FLORIN E

Pardon 5 J'étais occupée.

M. Edouard est-il venu ?

Il sort d'ici.

Comment, sans me parler!

Vous n'étiez pas visible.

Il fallait m^'avertir.

Je ne savais pas...

Vous faites tout de travers ; vous devenez d'une maladresse...

F L o R IN E.

Et vous , Eanchon , d'une vivacité...

Pardon , ma bonne , ma chère Florine ; tu ne peux douter de mon attachement pour toi.

Ah .' je vous reconnais !

Il ne t'a point parlé ?

FLORINE

De vous... sans discontinuer.

Et il ne t'a rien remis ?

Pardonnez-moi.

Donnez donc... vous êtes aujourd'hui d'une distraction... ( Florine lui remet le portrait. )

Oh ! comme il est ressemblant!

FLORINE, regardant par- dessus son épaule.

Je le crois encore mieux.

Tu as bien raison... Que vois-Je ! un papier écrit!...

AIR : Un bandeau couire les yeux.

« O doux avenir pour moi !

« Mon image est avec toi ,

« Ma belle et tendre amie, «r Ali! ,siir ton cœur pose-la ,

« Et l'original sera « Jaloux de la copie.» '

Vous lisez aujourd'hui à merveille.

Ah! si toutes les écritures ressemblaient à celle-ci!..

Air du imudeville '^ Jlaudifit.

Edouard me rend pius savante ; Sa plume vaut ses pinceaux:

De ce billet qui m'enchante J'assemble aisément les mots. .

On hésite, l'on épelle L'écrit d'un indifférent :

Celui d'un amant fidèle On le lit tout couramment.

Qui croirait qu'il y a un an vous ne saviez pas lire? et pour- . tant reçue cliez les grands comme vous i'êtesi...

J'imite bien leurs manières , leur langage ; mais l'instruction ne s'imite pas.

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