F A N C II O N
Florine, ¥lorine : lié bien ! tu ne m'entends pas ?
FLORIN E
Pardon 5 J'étais occupée.
M. Edouard est-il venu ?
Il sort d'ici.
Comment, sans me parler!
Vous n'étiez pas visible.
Il fallait m^'avertir.
Je ne savais pas...
Vous faites tout de travers ; vous devenez d'une maladresse...
F L o R IN E.
Et vous , Eanchon , d'une vivacité...
Pardon , ma bonne , ma chère Florine ; tu ne peux douter de mon attachement pour toi.
Ah .' je vous reconnais !
Il ne t'a point parlé ?
FLORINE
De vous... sans discontinuer.
Et il ne t'a rien remis ?
Pardonnez-moi.
Donnez donc... vous êtes aujourd'hui d'une distraction... ( Florine lui remet le portrait. )
Oh ! comme il est ressemblant!
FLORINE, regardant par- dessus son épaule.
Je le crois encore mieux.
Tu as bien raison... Que vois-Je ! un papier écrit!...
AIR : Un bandeau couire les yeux.
« O doux avenir pour moi !
« Mon image est avec toi ,
« Ma belle et tendre amie, «r Ali! ,siir ton cœur pose-la ,
« Et l'original sera « Jaloux de la copie.» '
Vous lisez aujourd'hui à merveille.
Ah! si toutes les écritures ressemblaient à celle-ci!..
Air du imudeville '^ Jlaudifit.
Edouard me rend pius savante ; Sa plume vaut ses pinceaux:
De ce billet qui m'enchante J'assemble aisément les mots. .
On hésite, l'on épelle L'écrit d'un indifférent :
Celui d'un amant fidèle On le lit tout couramment.
Qui croirait qu'il y a un an vous ne saviez pas lire? et pour- . tant reçue cliez les grands comme vous i'êtesi...
J'imite bien leurs manières , leur langage ; mais l'instruction ne s'imite pas.