FAN FA N I.A TULIPE
moi ne vous a pas blessé si mortclleincnl? c’est impossible!
FANFAN
Gela est pourtant.
madame'de pompadour.
Alors, si cela est, je ne p) ie plus, j’ordonne : je vous défends de sortir !
Vous ordonnez! et pourquoi?
MADAME DF. POMPADOUR
Parce que vous m’en donnez le droit ! parce que vous osex bien davantage ! parce que vous m’aimez !
FANFAN, reciilanl épouvanté.
Ah! mon Dieu! elle a deviné ma folie!...
MADAME DE POMPADOUR
Taisez-vous !
FANFAN
Ah ! ne vous offensez pas à votre tour, ce n’est pas tout à fait ma faute! Dans les longues heures des factions de nuit, ou bien enveloppé dans son manteau, près du feu du bivouac, un pense, on se souvient, on se fait des idées, des rêves ! on revoit dans le vague un sourire, un regard ! on écoute le frôlement d’une robe de soie ! on aspire un parfum qui ne veut pas quitter votre air ! on sent sur ses lèvres la moiteur d’une petite main qu'elles ont une fois touchée!... Oh! pardon, p.irdon, madame 1
MADAME DE POMPADOUR
Ah! ne me demandez pas pardon parce que vous m’avez fait connaître, une fois dans ma vie, ce que c’est que le son d’une parole émue, ce que c’est que le souffle d’un amour sincère ! Ne me demandez pas pardon, parce qu’une fois dans ma vie, j'aurai vraiment senti palpiter une âme! (il est îDciioë devant
elle; elle, la main sor son front. Tout à coup ils se redressent, prêtant l’oreille.)
Oh! écoutez ! est-ce qu’une voiture ne s’arrête pas là?
FANFAN
Et de ce côté, j’entends un bruit d’armes... (ii court à la baie de droite.) Les ennemis!... Ils se glissent sur l’autre pente du ravin ! — Oh ! mais alors, madame, les abords doivent être.