‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 111 sur 121 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Groupes et couples disprnés ç.i et là, te promenant ou i demi étendus sur les

gazons. Adroite, QU ESN A Y, BOUCHER et SOU V RÉ, causant^ à quelques pas de là, MADAME DE SOUVRÊ, coquetanl avec on .trlequin ; RAMPONNEAU , en valet de comédie, jaune e) lie-devin; GUIULEMETTE, en bonqueliére. — Passent successivement MAU-

REPAS et FITZ-ONNALL, MADAME DE POMPADOUR et LE MARÉCHAL DESAXE, ANGÉLUS et BLANCHE.

RAMPON^EAli. (près de lui, deii négrillons présentent des plateaux.)

Des sorbets, seigneurs, ou du vin? Du vin de Chypre ou de Constance ?

GL'ILLEMETTE. (l'n p.ige asiatique à côté d’elle tient des llenrs.)

Des bouquets, mes belles dames, de jolis bouquets amoureux.

SOUVRÉ

Ah ! voilà une fôte divinement royale, mon cher Quesnay

QEESN AY.

Quesnay! où est-il Quesnay? — Comment ! j’ai le bonheur de respirer, un moment, dans un monde adorablement étranger au véritable, et d’oublier la vie, ce qui est la seule manière de s’en consoler, — et vous me venez tirer par la manche pour me réveiller en sursaut ! Sachez qu’ici, de par la fantaisie de ce gentil peintre, (Désignant Boucher) je m’appelle le docteur Baloardo.

FAXFAN LA TULIPE

110 UC II ER , riant, à StnivrJ.

Sans doute, de même que vous êtes, vous, Gassandre, cl que voilà Cülombine avec Arlequin, (ii montre niatlnme de Sonvré avec d’Agénoii.)

SOUVIU-".

Hc! non pas! Madame do Souvré, où donc allez-vous avec monsieur d’Agénois ? J’ai un mol à dire à deux pas , mais venez me rejoindre au bassin de Jupiter, vous savez, là où il y a trois gros arbres ?

MAllAME DE SOUVRÉ.

Eh bien, c’est convenu, allendez-moi sous l’orme, (eu# Tort

ïTec d’Agénoir.)

Entrent par l.a droite Manrepaf, en cavalier ve'iiitiün, avec l’dpée, et Eilz- Onnall, en Crispin de la Comddie-llaliei.ne, drap noir à raies de soie, bas do soie, étroit ceinturon no r, 1 épée. Tous deux portent le domi-masque.

Oh ! baronnet, éloignons-nous de la foule et du bruit. xMadamc de Pornpadour m’a fait avertir qu’elle avait à me parlei-, et je suis venu pour n’avoir pas l’air de la fuir, mais non pour orner son triomphe.

FITZ-OXN ALI..

Il me semble que vous convenez trop facilement de ce triomphe, monsieur le comte. Pour moi, je veux qu’on ne puisse dire que je suis vaincu que quand je serai mort. Il y a peut-être ici qucliju’un qui se croit mon vainqueur; alors c’est à lui de prendre garde !

MAUREPAS

La défaite, pourtant, peut avoir sa fierté... {us sortent.)

Entrent par le fond le Maréchal de Saxe, tenant par la main Madame de Pompadour, en cottuine d'Armide des opéras du temps.

LE MARÉCHAL DE SAXE

Madame la mai ijuisc a beau dire, au milieu de tous ces enchantements, mon babil de soldat fait tache dans les jardins d'Armide.

MADAME DE POMPADOUR

Vous oubliez, monsieur le maréchal, que vous êtes, dans toute l’acception du mol, le héros de la fête. Vous pouvez bien

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