‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 121 sur 121 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

sez votre ami! — Angélus, reconnais le tien. — En présence de la mort, j’afûrme que voilà le marquis de la Tour d'Avon. Et moi, je suis l’entant trouvé, le paysan, le soldat ; Je suis Fanfan la Tulipe!

ANGÉLUS, se jeUnl dam ses bras.

Ah ! mon frère !

LE .MARÉCHAL DE SAXE

Soldat Fanfan la Tulipe, vous comparaîtrez après-demain devant le conseil de guerre...

FITZ-ONNALL, à part.

11 est perdu!

LE MARÉCHAL DE SAXE

Et VOUS, monsieur de Fitz-Onnall, vous y comparaîtrez demain.

FITZ-ONN ALL.

Moi ! et pourquoi ?

LE MARÉCHAL DE SAXE

Il s’agit de bien établir que l’accusé est un soldat qui a blessé son chef.

FITZ-OKHALL.

11 vient d’avouer qu’il n’est qu’un soldat.

LE MARÉCHAL DE SAXE

Oui, mais si vous déjà vous n’étiez plus son chef, par hasard?

FITZ-ONNALL.

Que veut dire monsieur le maréchal ?

LE MARÉCHAL DESAXE.

J’ai entre les mains, monsieur, un billet écrit de votre main, scellé de votre cachet, adressé au duc de Cumberland, et portant ces mots : « Avis sur votre partie d’échecs : Le Roi vous échappe, mais on pourra prendre la Dame ; la Tour ne sera pas défendue... » Et je conclus : Il n’y aura pas lieu de condamner le soldat pour avoir blessé son chef, si son chef a été dégradé la veille.

FITZ-ONNALL.

Ah! le misérable qui m’a livré...

RAMPONN EAU.

oh ! le roi pourra me faire grâce, à moi !

MAUREPAS

Monsieur de Fitz-Onnall, rendez votre épée.

FITZ-ONNALL, «rec audace.

C’est bien ! J'ai joué, j’ai perdu, je paierai, (n wn, emmenc

par DD oIRcier.)

LE MARÉCHAL DE SAXE

Vous, Fanfan la Tulipe, vous repartczavec moi pourrarmce. Et, voyons, nous disons que vous étiez colonel ; eh bien, je vous fais... maréchal-des-logis.

FANFAN

Ah! voilà donc de l'avancement! — Mais, mon maréchal, sans être trop curieux, quand croyez-vous que la guerre sera finie?

LE MARÉCHAL DE SAXE

Quand nous aurons pris Maestricht, dans six mois.

FANFAN, à Guillemette

Petiote! tu n’as plus que six mois pour grandir!

MADAME DE POMPADOUR

Allez ! elle est déjà à la hauteur de votre cœur !

FANFAN, Il Gnillcmctte et i Angélui.

Au revoir donc, mon ami, ma femme! (a madame de pompadonr.) Adieu, ma dame! (au mardcbii de saxe.) Avec vous, mon maréchal, en avant I

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