‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 26 sur 121 · NAY · texte numérisé non relu

NAY

FITZ-ONN,AL L, i Ramponiiean.

Vous m'avez bien compris? dès que vous verrez cetlo petite bourgeoise et son compagnon, précédez-les pour nous avertir.

(nare>|K>nncau* s'incline et sort par la droite.)

MAUREPAS, qniltant la fenèlrr.

Oh! elle viendra, baronnet! mais j’ai tenu à m’as.«urer du fait par moi-incme. Décidément, voyez-vous, c’est ici, chez la lireutjp de cartes, que J’ai mes meilleures fenêtres sur. tout ce qui se passe à la cour et à la ville. La Bontemps est à ma dévotion; on vient chez elle pour savoir l’avenir, et on me donne les moyens d'arranger le présent à ma guise. Ainsi notre chère ennemie ne se doute pas que son incognito va me fournir la plus belle occasion de la desservir auprès du roi,

FITZ-OÎINALL.

Cependant, monsieur le comte, l’idée de venir consulter la sorcière est d'elle?

MAUREPAS

Mais soufflée indirectement par moi. La pauvre marquise! elle se croit libre, elle se croit puissante, et combien de fois a-t-elle dit et fait, sans le savoir et sans le vouloir, ce que son ennemi Maurepas lui faisait dire et faite!

RAMPONNEAU, entrant le premier.

Par ici, monsieur, madame.

MAUREPAS

Ah! venez, Fitz-Onnall, venez, (Maurepai et Fltz-Onnall te dérobent derrière la porte de gaiiclie. Ramponneau introduit Madame de Pompadonr, rètue en petite bourgeoise, et Qtiesnay.)

QUESNAT, i Ramponneau.

Quand je vous dis, mon cher, que j’ai envoyd hier mon garçon de boutique prendre l’heure de madame Hontemps. On lui a même indiqué cette entrée particulière. Madame Bontemps doit nous attendre.

R AMPONNEAU.

Pour lors, monsieur, madame, si vous voulez passer dans la (Chambre aux Oracles?... (il les fait sortir par la porte du fond.)

MAUREPAS, rentrant avec FiU-Onnall.

A merveille ! Elle s’est fait accompagner de son docteur Qiiesnay ; mais un philosophe n’est pas de défense. Allons ! tout va bien ! Le maréchal de Saxe ptius^e la campagne en Flandre avec une activité du diable; il va falloir que le roi rejoigne l’armée plus tôt qu’on ne croyait, sous deux ou trois jours, peut-être...

FITZ-ONNALL.

Et monsieur le comte pense que d’ici là nous aurons le temps?...

MAUREPAS

N’avez-vous pas remarqué, baronnet, que le roi ne manque plus une soirée chez la reine, depuis l’arrivée de votre charmante cousine? Il m’en parlait hier encore avec ravissement ! Allez, nous touchons enfin au but. Avant quinze jours, madame de Pompadour ne sera plus rien, et votre fortune sera faite,

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