ACTE III
RAMPONNEAU, entrant par la porte ilii fond.
Monsieur le comte de Mau»'epas fait averlir monsieur le baronnet qu’il va monter ici tout à l'heure.
F ITZ-ONN ALL, à Fanfan.
Que vous disais-je ?
FANFAN
Ah ! Ramponneau! (a F.ti-onnaii.) Vous allez voir si je fais comme chez moi. — Ramponneau, partez pour Paris tout de suite, et tout de suite amenez-moi ici ma Zcmire.
FITZ-ONNALL, ae méprenant.
Votre Zémire!... Oh! marquis, vous êtes chez le roi!
FANFAN
Qu'est- ce que ça peut faire au roi qu’on m’amène ma jument? — Dis donc, cousin, as-tu sur toi ta bourse?
FITZ-ONNALL.
Sans doute.
FANFAN
Prête voir. — Tiens, Ramponneau, pour ta course.
Oh ! monseigneur ! — Il est magnifique !
FANFAN
Va donc ! puisque j’ai des millions ! (Ramponneau son.) Mais c'est vous qui les manierez, cousin. Bon Dieu! qu’est-ce que j’en ferais donc, moi? — Seulement, j’ai un ami. Angélus, un nouveau soldat qui n’est pas fait pour l’être, et je voudrais racheter son engagement.
F ITZ-O NN ALL.
Soit! pour quelques centaines de livres...
FANFAN, prnnanl Filz-Onnall <oii»-le bras, et le ramenant au giu'rMan.
Oui, aveç quelques sous de poche dont il a besoin, mettons cinquante mille livres, — Seulement, il me les faudrait tout de suite.
FITZ-ONNALL,
Allons ! je vais vous faire un billet.
FANFAN, le (aiaant asseoir.
C’est ça ! El, pendant que vous y êtes, écrivez donc cinquante