SCÈNE IV
FANE AN, seul.
Ah ! vive France ! j’étais déjà content de risquer ma vie pour Angélus tout seul; mais combattre pour eux deux, av;c eux deux, quelle fête! Quand j’y pense! c’est bien vrai ! elle m’a dit : Vous avez une amie ! Elle me l’a dit dans sa belle robe de brocart d’argent, et sa voix n’était pas moins tendît’ que quand elle avait sa petite robe de bourgeoise ! Elle ni 'a tendu sa main mignonne , et, chez la'Bontemps , je n’ai jias senti sa main plus douce qu’ici, dans Versailles! Ah! que le Fitz-Onnall vienne donc à pl■é^ent! j’en vaux trois qui en valent mille! Qu’il vienne ! ‘Comme je vas le dépister et le confondre, et démolir son bel l'pouseux, et marier Angélus avec mademoiselle Blanche! Qui est-ce donc qui me rési-terait?qui est-ce qui est mon maître? Je peux ce que je veux! je suis même mon colonel, j'ai mon brevet! El je peux me dire : — Fanfan!
— Mon colonel? — Il me semble que voilà des gens qui s’approchent avec des intentions un peu suspectes. — Mon colonel, vous avez raison. — Mettez- vous donc en faction là, à celle place où vous ne gênerez personne. — Mon colonel, la consigne?
— Ne pas bouger, ne pas sourciller, faire taire les battements de votre cœur, et puis surveiller ce qui se tramerait ici contre ce que vous avez à défendre. — Bien, mou colonel! (sf pO!‘tanl derru-re is» ifi oe droite.) Me voici à inoii postc, et soyez tranquille , on vous en rendra bon couqite !