‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 80 sur 121 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, MADAME DE POMPADOUR, BLANCHE,

ANGÉLUS, qui se tient à l'écart.

MAOa'mE de POMI’ADOUR.

Vous venez si noblement à moi, mademoiselle ! et vous vous excusez! C’est moi qui vous remercie.

BLANCHE

On voudrait se servir de moi contre vous, madame, on voudrait me faire votre ennemie; et moi, sur le conseil de cet ami de ma mère (<>110 désigne Angéius), et en présence même de monsieur de Filz-Oimall, je viens vous dire : Protégez-moi ! sauvez-moi!

FITZ-ONNALL, avec colère.

Mademoiselle !... (La Marquise le regarde llèrenieDt. U s'inclina et se tait.)

MADAME DE POMPADOUR

O ma pauvre enfant! comme vous avez raison d’avoir peur de cette vie de lutte et d'embûches ! J’en suis à ne plus trop savoir si je pourrai encore me protéger moi-même. — Ah ! monsieur de Maurepas va peut-être nous en dire quelque chose. Eh bien , monsieur ?

MAUREPAS

Eh bien, madame, comme je le prévoyais, votre présence au camp a paru impossible.

MADAME DE POMPADOUR

A merveille! Cependant mademoiselle de Rosel?...

FlTZ-ONNALL.

Mademoiselle de Rosel y accompagne son mari.

MADAME DE POMPADOUR

Et ce mari, quel est-il? a-t-il trouvé l’audace de se déclarer, enfin?

Page 1