‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 79 sur 121 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

F^TZ-0^ iNALL.

Cette preuve, monsieur, la voici : une lettre de la inaïquise de la Tom- d’Avon, de votre mère, qui constate et raconte la naissance de son fils.

MAUREPAS^ lui i>ienant la lettre «les mnins.

Ah! voyons.

KAKFAN.

Oh ! je crois’ à cette lettre, je crois à la naissance de ce fils. Mais qu'est-ce qui démontie que ce fils, c’est moi?

FITZ — ONNAEL, inquiet^ l'ccil fuo fiir la lotlrc.

C’est... c’est une circonstance, ignorée de vous-même peutêtre, qui m’a été révélée par hasard sur vous, et que j’ai rapprochée des indices fournis par cette lettre.

MAIJREPAS^ parcour.ini des yeux la lettre*

Oui, ce collier, n’esl-ce pas? La pauvre mère, en se séparant de son enfant, lui avait passé au cou un chapelet...

FANEAN.

Un chapelet !

MAURBPAS.

Un chapelet en émail florentin du quatorzième siècle, portant gravés ces mots : Angélus Domini nuntiavit Mariœ.

FAN FAN

Dieu du ciel! mais alors, cet enfant, c’est... (s’arrèiant a»ecc(iroi,

? lui-mème.) Mon Angélus ! il le tuerait!... 11 le tuerait!

, MAURF.PAS.

C’est, dites- vous?...

Eh bien, c’est moi évidemment... (tiram le chapelet) Uuisque voici le chapelet !

FITZ-ONN AI.L, rcctilanl terrifie.

Ah !

MAU REPAS

A la bonne heuie!

FANFAN

A votre tour, qu’ist-cc qui vous étonne?

FITZ-ONNALL.

Moi? rien.

FANFAN

Vous m'avez convaincu ; merci ! Je reprends cette lettre, je garde ce chapelet, je revendique ce nom, ce rang, ces droits, — et vous allez voir comme je m’en vais les défendre!

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