‹ Fanfan la tulipe drame en sept actesChapitre 99 sur 121 · FANFAN, GUILLEMETTE · texte numérisé non relu

FANFAN, GUILLEMETTE

CUILLEMETTE, cbanlant.

L’ami ! si nous éiiom’ dedans ce jardin On zy chanteriom’ du soir au matin...

FANFAN

ClUillemelte !

GUILLEMETTE

On zy chanteriom’ à not’ loisil...

Ah! je vous cherchais, Fanfan.

FANFAN

Tu ttie cherchais?

Oui, pour vous faire savoir plusieurs choses. Et d’abord, j’ai

bien prié mademoiselle Blanche d’avoir confiance en vous, qu’enûn elle va tout à l’heure signer le contrat sans trop de peur ni de peine.

FA^FAN

Ah ! Tu me crois donc, toi, petiote?

GÜILLEMETTE.

Oui, je vous crois. Je ne connais pas votre idée; mais je suis sûre au dedans de moi que, si on ne vous contrai ie pas, tout finira bien, et qu’avec vous, il n’y a pas de danger! — Vous ne vous souvenez donc pas, Fanfan? quand j’étais petite et que vous me faisiez sauter en l’air dans vos bras, bien haut quelquefois, ma mère vous disait : « Oh ! prends donc garde ! » Mais moi je vous sentais fort et adroit, et je riais ! et je n’avais pas peur !

FANFAN

Ma petite sœur! tu as un peu d’amitié pour moi, toi, alors?

GÜILLEMETTE.

Si vous me le demandez, pourquoi m’appelez-vous votre pe-

ite sœur?

FANFAN

Ah çà ! mais, Zémire, j’étais donc un ingrat aussi, moi! — Ah! tiens, mon enfant, tu me sauves !

GÜILLEMETTE.

Je vous sauve?

EANF AN.

Oui, j’allais pourtant me laisser avaler sans seulement crier : Dieu m’assiste ! Mais non ! non ! non ! je vas encore me mettre en travers!

UNE ORDONNANCE, eiitnnl et reraettanl un pli à Fanfan.

De la part de monsieur le maréchal général.

FANFA.N,

Merci, (i.’ordonnance îori.) Justement voilà en plus une bonne arme de défense. — Guillemette, tu t’es assurée de la voiture?

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