FANFAN, GUILLEMETTE
CUILLEMETTE, cbanlant.
L’ami ! si nous éiiom’ dedans ce jardin On zy chanteriom’ du soir au matin...
FANFAN
ClUillemelte !
GUILLEMETTE
On zy chanteriom’ à not’ loisil...
Ah! je vous cherchais, Fanfan.
FANFAN
Tu ttie cherchais?
Oui, pour vous faire savoir plusieurs choses. Et d’abord, j’ai
bien prié mademoiselle Blanche d’avoir confiance en vous, qu’enûn elle va tout à l’heure signer le contrat sans trop de peur ni de peine.
FA^FAN
Ah ! Tu me crois donc, toi, petiote?
GÜILLEMETTE.
Oui, je vous crois. Je ne connais pas votre idée; mais je suis sûre au dedans de moi que, si on ne vous contrai ie pas, tout finira bien, et qu’avec vous, il n’y a pas de danger! — Vous ne vous souvenez donc pas, Fanfan? quand j’étais petite et que vous me faisiez sauter en l’air dans vos bras, bien haut quelquefois, ma mère vous disait : « Oh ! prends donc garde ! » Mais moi je vous sentais fort et adroit, et je riais ! et je n’avais pas peur !
FANFAN
Ma petite sœur! tu as un peu d’amitié pour moi, toi, alors?
GÜILLEMETTE.
Si vous me le demandez, pourquoi m’appelez-vous votre pe-
ite sœur?
FANFAN
Ah çà ! mais, Zémire, j’étais donc un ingrat aussi, moi! — Ah! tiens, mon enfant, tu me sauves !
GÜILLEMETTE.
Je vous sauve?
EANF AN.
Oui, j’allais pourtant me laisser avaler sans seulement crier : Dieu m’assiste ! Mais non ! non ! non ! je vas encore me mettre en travers!
UNE ORDONNANCE, eiitnnl et reraettanl un pli à Fanfan.
De la part de monsieur le maréchal général.
FANFA.N,
Merci, (i.’ordonnance îori.) Justement voilà en plus une bonne arme de défense. — Guillemette, tu t’es assurée de la voiture?