ACTE V
Ail! lu veux te venger? eh bien! je me vengerai aussi. Tu ne risques rien! je vas me faire tuer... pour toi! tu le raériks bien ! Je ne me défendrai seulement pas, ça t’apprendra,
(il niivrc la porte du liaogar ^ r>o voit Zdmire toute tcllee et liarnadiéa devant la
lojngi'oirou ) Ah ! ma pauvre Zémire, console ton ami ! si tu savais ! on a été bien dur pour lui, va ! M iis on nous le payera, sois tranquille! — Allons! il faut s’habiller, se faire bcg,u pour la noce et pour la mort... (ll passe «on lubit, met ses bottes, s’ajoiiie un o-il de pondre devant un b ml de miroir cassé.) NOUS allohS la dan-
ser, ma fille! Ça t’est bien égal à toi, n’esl-ce pas? eh bien, làmoi aussi ! Et même... et même, ça m’amuse ! — Ah 1 on n’a pas voulu croire notre parole, on sera bien forcé de croire notre mort ! (Avec un rire nerveux. ) Ha ! ha !... et quand je me serai fait tuer pour lui, et que, par moi, il sera le mari de mademoiselle Blanche, et riche, et heureux, c’est là où il ragera ! (pleurant.) Ce sera bien fait! — Pousse-toi donc un peu, toi, voyons!... Eh! non, ne te dérange pas ! Voilà que je te bouscule à présent! — Ah! mes belles ambitions d’amitié! elles m’ont joliment protilé ! J'ai voulu aimer plus haut que moi ! la grande dame m’a chassé, le savant veut me tuer. Je n’ai affaire qu’à des méchants, à des ingrats ! — Ce n’est pas pour toi que je dis ça, ma pauvre bêle! — A quoi ça me servirait-il de rester dans ce monde? personne ne m’aime! Il y a donc toi; mais puisque je t’emmène ! .. Personne n’a besoin de moi, pas un parent, pas un camarade ! rien ne tient à moi, pas un oiseau, pas un brin d’herbe de mon pays ! (ii s'appuie contre le montant du liangar, et sanglote.)