‹ Fanfan la TulipeChapitre 115 sur 126 · ACTE VII · texte numérisé non relu

ACTE VII

GUILLBMETTB, émue.

Allons donc! D'où le savez-vous?...

RAMPONNEAU

C'est moi qu'eUe a chargé de le lui amener I

GUILLBMBTTE, donlooreusament.

Oh!.-

RAMPONNEAU

Eh bien, qu'est-ce que vous avez, Guillemette?... Vous voilà toute tremblante I..,

GUILLEMETTE

Ah I vous m'avez donné un coup... là... au cœur... Mme de Pompadour, que j'ai tirée de ce pas terrible I...

RAMPONNEAU

Si vous vous figurez que ça l'arrête? On voit, mon enfant, que vous n*avez pas l'haiitude des cours.

GUILLEMETTE

Elle, au fait, je ne la connais pas, elle. Mais Fanfan 1... mon Fanfan!... après ce qu'il m'a dit au camp : « Petite, tu me sauves! » et pas plus tard qu'hier, en rentrant à Paris : « Guillemette, tu seras ma femme ! »

RAMPONNEAU

Oui, voilà les hommes!

GUILLEMETTE

Oh ! non, non, ça n'est pas!... Oh ! ce serait si mal !... Vous me trompez, Ramponneau : Fanfan est un honnête cœur ! Fanfan ne m'a pas menti !

RAMPONNEAU

J'ai dit la vérité pure, Guillemette. Voulez-vous vous en assurer par vous-même ?

iM FANFAN LA TULIPE.

GUILLBMBTTB.

M'en assurer?... Je no sais pas... Qu'est-ce qu'il faut faire?... Je ne sais pas...

BAMPONNBAU, regardant «a fond.

Tenez, voilà déjà M"« de Porapadour au bout de Tallée. Moi, il faut que j'aille chercher Fanfan.

GUILLBMBTTB.

Dieu!

RAMPONNEAU

Vous, cachez-vous là, derrière un buisson, et puis écoutez. Vous en croirez peut-être vos oreilles?

GUILLBMBTTB.

Ah ! mon Dieu I si c'était vrai?

RAMPONNBAU.

Si c'était vrai, oh! n'est-ce pas? vous voudriez bien m'écouter, m'épouser, Guillemette? vous voudriez bien?

U sort en coorant par la gaaehe.

GUILLEMETTE

Si -c'était vrai, j'en voudrais mourir !

Elle se cache.

Page 1