ACTE VII
GUILLBMETTB, émue.
Allons donc! D'où le savez-vous?...
RAMPONNEAU
C'est moi qu'eUe a chargé de le lui amener I
GUILLBMBTTE, donlooreusament.
Oh!.-
RAMPONNEAU
Eh bien, qu'est-ce que vous avez, Guillemette?... Vous voilà toute tremblante I..,
GUILLEMETTE
Ah I vous m'avez donné un coup... là... au cœur... Mme de Pompadour, que j'ai tirée de ce pas terrible I...
RAMPONNEAU
Si vous vous figurez que ça l'arrête? On voit, mon enfant, que vous n*avez pas l'haiitude des cours.
GUILLEMETTE
Elle, au fait, je ne la connais pas, elle. Mais Fanfan 1... mon Fanfan!... après ce qu'il m'a dit au camp : « Petite, tu me sauves! » et pas plus tard qu'hier, en rentrant à Paris : « Guillemette, tu seras ma femme ! »
RAMPONNEAU
Oui, voilà les hommes!
GUILLEMETTE
Oh ! non, non, ça n'est pas!... Oh ! ce serait si mal !... Vous me trompez, Ramponneau : Fanfan est un honnête cœur ! Fanfan ne m'a pas menti !
RAMPONNEAU
J'ai dit la vérité pure, Guillemette. Voulez-vous vous en assurer par vous-même ?
iM FANFAN LA TULIPE.
GUILLBMBTTB.
M'en assurer?... Je no sais pas... Qu'est-ce qu'il faut faire?... Je ne sais pas...
BAMPONNBAU, regardant «a fond.
Tenez, voilà déjà M"« de Porapadour au bout de Tallée. Moi, il faut que j'aille chercher Fanfan.
GUILLBMBTTB.
Dieu!
RAMPONNEAU
Vous, cachez-vous là, derrière un buisson, et puis écoutez. Vous en croirez peut-être vos oreilles?
GUILLBMBTTB.
Ah ! mon Dieu I si c'était vrai?
RAMPONNBAU.
Si c'était vrai, oh! n'est-ce pas? vous voudriez bien m'écouter, m'épouser, Guillemette? vous voudriez bien?
U sort en coorant par la gaaehe.
GUILLEMETTE
Si -c'était vrai, j'en voudrais mourir !
Elle se cache.