SCÈNE II FITZ-ONNALL, puis RAMPONNEAU
FlTZ-ONNALL.
Il n'y a plus une. minute à perdre. (ll sonne. Entre Ramponneau)
Vous m'avez dit, monsieur Ramponneau, que vos deux drôles étaient arrivés hier soir et que vous les aviejç installés là-haut?
RAMPONNEAU
Oui, monsieur le baronnet; dans le grenier de M"* Bontemps. Ils y sont mal, mais ils y sont.
FITZ-ONNALL.
Bon ! faites-les venir, je veux les voir.
Mais... c'est qu'ils sont sortis,
FITZ-ONNALL.
Vous les avez laissés sortir! Maladroit!
RAMPONNEAU
Monseigneur m'avait dit que nous avions trois ou quatre jours devant nous.
FITZ-ONNALL.
Je n'ai pas un jour. J'ai besoin d'avoir à ma disposition sur-le-champ celui que je \ms choisir, et même je n'ai plus le loisir de m'arrôter longtemps au choix. Voyons, vous m'avez dit qu'il y avait une de vos recrues?...
RAMPONNEAU
Préférable de beaucoup à l'autre. C'est un bon garçon, facile et jovial, et, si monsieur le baronnet me permet d'avoir une opinion...
FITZ-ONNALL.
Mais non, je ne vous le permets nullement.
RAMPONNEAU
Pardon !
FITZ-ONNALL.
Répondez à mes questions, rien de plus. Ils sont l'un et l'autre, n'est-ce pas, sans famille et sans racines ?
RAMPONNEAU
Oui,