ACTE II
PITZ-ONNALL.
Lequel des deux a déjà servi?
RAMPONNBAU.
PITZ-ONNALL.
Lequel a été recueilli et instruit au collège de Caen?
RAMPONNEAU
Angélus.
PITZ-ONNALL.
El Tautre est suffisamment ignorant ?
RAMPONNEAU
Je crois qu'il sait lire et voilà tout, (a part. ] Tu ne veux pas que j'aie mon opinion, je te fais la tienne.
FITZ-ONNALL.
Allons, il n'y a pas à hésiter. Ce soir même expédiez-moi ce Fanfan la Tulipe à Versailles.
RAMPONNEAU
Suffit. Mais il va me demander pourquoi je l'y envoie ?
FITZ-ONNALL.
Donnez-lui la première raison venue : son régiment à rejoindre...
RAMPONNEAU
Il sait que son détachement est à Paris et part dans trois jours pour la Flandre.
FITZ-ONNALL.
Eh bien, je lui dépêcherai quelqu'un... tenez, cette petite Guillemette.
RAMPONNEAU
Mais Fanfan la connaît de reste, sa payse Guillemetter
FITZ-ONNALL.
Tant mieux I il n'en mordra que plus aisément à Thameçon. Soyez seulement là pour qu'elle ne dise que ce qu'il faudra dire. Ensuite, vous prendrez vous-même la voiture de Versailles et vous viendrez m'y retrouver, au logement que M. de Maurepas m'a fait avoir au château. Je compte vous attacher au service de l'homme en question. Pour lui, vous serez son majordome...
RAMPONNBAU, flalté.
Ohl
FITZ-ONNALL.
Et, pour moi, son... surveillant.
RAMPONNBAU, moins content.
Ahl
FITZ-ONNALL.
Vous serez payé comme il convient.
RAMPONNBAU.
J'aurai mon autographe?
FITZ-ONNALL.
Pour si peu ! Vous ne vous estimez pas assez, mon cher. Votre consigne, pour l'instant, se réduit à ceci : vous taire et observer. A tantôt. — Ah I si, tout à l'heure, il y avait là, dehors, quelque brouhaha, ne vous en mêlez pas. Vous entendez ?
RAIIPONNEAU.
Sans bien comprendre.
FITZ-ONNALL.
Inutile. (Lui étant une bourse) Voici les arrhes de votre salaire
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