SCÈNE II Les Mêmes, BLANCHE, FITZ-ONNALL
RAMPONNEAU^ derriôreeux.
FITZ-ONNALL, à Blanche.
Je vais retourner au château donner les derniers ordres; n'oubliez pas, ma chère pupille, que nous partons pour Paris dans la soirée.
BLANCHE
Vous vous êtes engagé, monsieur, à me montrer Tordre du roi.
FITZ-ONNALL.
Madame de Souvré, une des dames de la reine, arrive aujourd'hui et doit apporter cet ordre et vous accompagner elle-même à Versailles. J'espère que, dès lors, il n'y aura plus de votre part ni doute ni résistance.
ANGELUS, bas, à Guillemette.
Tu entends?
FITZ-ONNALL, à Ramponneau, qui fait mine de Touloir s'échapper.
Mons Ramponneau, je reviens...
RAMPONNEAU s'incline, et à part.
Oh ! moi, si je pouvais m'en aller 1 (Fltz-Onnall, tenant Blanche par la main, passe devant Angélus et les groupes de paysans qui saluent Blanche avec respect. Entrée à l'église.)
JEAN LOGNE, à d'autres jeunes gens.
Qui est-ce qui s'en vient faire un tour au mail?
8 FANFAN LA TULIPB.
Qui est-ce qui veut que je lui paie un coup de vin, pour la bienvenue de ma nouvelle propriété?... (a iiu-méme.] Il faut s'étourdir 1
JEAN LOGNB.
Quelle propriété, donc? le trou aux Belettes? la succession de la tante Graindorge?
PATOGHE.
Oh! ce tas de cailloux-là, monsieur l'héritier, ne vaut point la chopine dont vous feriez la dépense.
JEAN LOGNE.
C'est pourquoi, excusez, maître Ramponneau, on vous flaire racoleux, mais point du tout propriétaire, {lm garçons ien
vont en riant.)
GUILLEMETTE, se dirigeant rers TégUse, s'arrête.
HeinI mon pauvre monsieur, dans ce pays-ci, les linots sont joliment farouches à la pipée !
RAMPONNEAU
Ah I si au moins les linottes ne l'étaient pas tant! (n cherche à
la saisir, elle lui échappe en riant et en chantant)
GUILLEMETTE
La beir si nous étiom' dedans ce haut bois On' 2*y mangeriom* fort bien des noix...
RAMPONNEAU
...Car, enfin, à ces gars-là je ne promets que le bâton de maréchal...
On' z'y mangeriom' à not'e lois!.
Nique nac no mus...