ACTE II
FANFAN, rentrant essouCdé.
Ouf! que voilà des gens têtus I — Quand on vous répète, butors, que ce n'était pas madame de PompadourI — Mais le carrosse est aux armes de la marquise? — Eh bien, la marquise a fait reconduire dans un do ses carrosses cette jolie marchande qui lui était venue livrer quelque fourniture, (se tournant Ters Qaesnaj.) C*est CO qUO VOUS m*aviez dit,
monsieur, et ce à quoi rechignaient ces braillards : — Non I Si! Maisl... — Quels cris de ménagerie!
IIADAUB DE POUPADOUR.
Et contre tous ces forcenés vous étiez seul?
FANFAN
Non, heureusement j'avais mon épée.
MADAME DE POMPADOUB, bas, à Quesnay.
Ce mot-là n'est pas d'un vilain, dites donc, Quesnay !
FANFAN
Ils étaient une trentaine, j'ai marché sur eux et je les a environnés.
QUKSNAY.
Et il a fallu dégainer?
FANFAN
Oh! non! des Parisiens!... je les ai fait rire.
MADAME DE POMPADOUR
Que de remerciements ne vous dois-je pas, monsieur! Vous m'avez sauvée!
FANFAN
Moi, ma petite dame? je vous ai tendu la main pour passer un ruisseau, voilà tout. Enfin, maintenant, le chemin est libre.
MADAMB DE POMPADODR.
Pardon t j'ai le droit de n'être pas brave, moi, et, si vous le permettez, je vais attendre encore quelques minutes.
FANFAN
Si je le permets!
MADAMB DE POMPADOUB, à Qoesnay.
Eh bien, mon cher oncle, vous allez faire ce dont nous sommes convenus, n'est-ce pas ?
QUE SNA Y, àroixbasse.
Songez cependant, madame...
MADAME DE POMPADOUR, haut, l'interrompant.
Allez! je n'ai rien à craindre, je suis avec monsieur... et avec son épée.
Quesnay sort par l'escalier de gauche.