SCÈNE III FITZ-ONNALL, RAMPONNEAU
FITZ-ONNALL.
A nous deux, maître Ramponneau. — Je suis ravi de vous avoir retrouvé, monsieur mon ancien sommelier.
RAIIPONNEAU, è paru
Diable I
PITZ-ONNALL.
De pourvoyeur de vivres, vous vous êtes donc fait fournisseur d'hommes?
A rentrée d'une campap;ne, mon nouveau métier n'est pas trop mauvais...
PITZ-ONNALL.
Oh I vous êtes ingrat pour l'ancien I — Mon cher, parmi plusieurs irrégularités qu'on a relevées dans vos additions après votre départ, il en est une assez hardie : vous aviez reçu pour moi deux quartauts de vin d'Espagne; et vous n'en avez mis dans mes caves qu'un seul, mais en me faisant payer le prix des deux.
RAMPONNEAU
Monsieur le baronnet me croit capable...
FITZ-ONNALL, tirant un papier d'un portefeuille.
Tenez, j'ai apporté, pour vous la mettre sous les yeux, cette petite preuve...
RAMPONNEAU
Le reçu du marchand de vin I
FITZ-ONNALL.
... Signée de votre main, et qui ne laissera guère de doutes aux juges.
RAMPONNEAU
Aux juges I... — Monseigneur I monseigneur I je m'étais figuré qu'étant de votre maison j'avais le droit d'appliquer à ma consommation particulière ce peu de \in généreux, nécessaire à ma santé.