‹ Fanfan la TulipeChapitre 5 sur 126 · SCÈNE III FITZ-ONNALL, RAMPONNEAU · texte numérisé non relu

SCÈNE III FITZ-ONNALL, RAMPONNEAU

FITZ-ONNALL.

A nous deux, maître Ramponneau. — Je suis ravi de vous avoir retrouvé, monsieur mon ancien sommelier.

RAIIPONNEAU, è paru

Diable I

PITZ-ONNALL.

De pourvoyeur de vivres, vous vous êtes donc fait fournisseur d'hommes?

A rentrée d'une campap;ne, mon nouveau métier n'est pas trop mauvais...

PITZ-ONNALL.

Oh I vous êtes ingrat pour l'ancien I — Mon cher, parmi plusieurs irrégularités qu'on a relevées dans vos additions après votre départ, il en est une assez hardie : vous aviez reçu pour moi deux quartauts de vin d'Espagne; et vous n'en avez mis dans mes caves qu'un seul, mais en me faisant payer le prix des deux.

RAMPONNEAU

Monsieur le baronnet me croit capable...

FITZ-ONNALL, tirant un papier d'un portefeuille.

Tenez, j'ai apporté, pour vous la mettre sous les yeux, cette petite preuve...

RAMPONNEAU

Le reçu du marchand de vin I

FITZ-ONNALL.

... Signée de votre main, et qui ne laissera guère de doutes aux juges.

RAMPONNEAU

Aux juges I... — Monseigneur I monseigneur I je m'étais figuré qu'étant de votre maison j'avais le droit d'appliquer à ma consommation particulière ce peu de \in généreux, nécessaire à ma santé.

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