‹ Fanfan la TulipeChapitre 50 sur 126 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

FANFAN

Mais, mon cher monsieur, quel rapport a-^-elle avec Fanfan la Tulipe ?

FITZ-ONNALL, rœUfixésurFanfaii.

Attendez. Le duc de Pen-Hoël laisse, soit en Bretagne, soit aux Indes, une fortune évaluée à quatre millions. Il Ta léguée tout entière à la Compagnie des Indes. A moins, dit son testament, à moins qu'on n'ait retrouvé et reconnu en France son petit-fils, son héritier légitime.

FANFAN

Eh bien?

FITZ-ONNALL.

Vous n'osez pas encore deviner ?

FANFAN

Quoi donc ?

FlTZ-ONNALL.

Eh ! mais, mon cher, l'héritier du duc de Pen-Hoel, J(î dernier marquis de La Tour-d'Avon...

FANFAN

FITZ-ONNALL.

FANFAN

FITZ-ONNALL.

FANFAN

Qui est-ce?

C'est vous.

Moi ?

Vous-même.

Allons donc !

FITZ-ONNALL.

Voyons, n'étes-vous pas ce qu'on appelle un enfant trouvé?

FANFAN

C'est] vrai.

$é FANFAN LA TULIPE.

riTI-ONNALL.

Connaissez-vous Totre père? ou votre mère? votre famille enfin?

Non,

FITZ-ONNALL.

Alors» quand on vous découvre une fomille et un nom, pourquoi vous étonnez-vous?

FANFAN

Pourquoi? pourquoi?... je ne sais pas, moi. Il me semble que, si la chose était, je la croirais.

FITZ-ONNALL, Cr«i€«Bt le Mareil.

Ah t et vous ne me croyez pas I

FANFAN

Là, sans être trop curieux, à quoi m'avez-vous reconnu ?

FiTZ-ONNALL.

Le hasard... m*a fourni des indices... puis des preuves, des preuves irrécusables.

FANFAN

Quelles preuves ?

FITZ-ONNALL.

Je les ai là, ces preuves.^ Les voici, (n moatre des papiers- ) Seulement, convenons que les rôles sont singulièrement intervertis entre nous. On vous fait riche et noble, et vous vous • rebiffez comme si on vous ruinait, comme si on vous déshonorait. C'est vous qui éteâ défiant I c'est vous qui chicanez î

FANFAN, arec raccent traînard.

Dame I moi, je me croyais Normand I

FITZ-ONNALI«, marchant a vee agitation.

Après tout, quel est là dedans mon intérêt, à moi?

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